Sur plus de 160 pays signataires, Madagascar fait partie de la trentaine de pays qui n’ont pas encore ratifié l’« Amendement de Kigali ». Un amendement au protocole de Montréal concernant l’interdiction des Substances qui appauvrissent la couche d’ozone (SAO), notamment relatifs aux hydrofluorocarbures (HFC), et qui a été adopté en octobre 2016 lors de la 28e réunion des parties prenantes à Kigali (Rwanda).
«Il prévoit une réduction progressive de la production et de la consommation des HFC selon des calendriers différenciés entre pays développés et en voie de développement, avec disposition spécifique pour chaque pays dont Madagascar », a fait savoir le Point focal de la couche d’ozone du ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), Janny Andrianirina.
La signature de cet amendement ne mène pas uniquement à la préservation de la couche d’ozone, mais aide également les signataires, autant sur le plan technique que financier, à faciliter la lutte pour cette préservation, et par la même occasion à lutter contre le changement climatique.
Triple intérêt stratégique
Un projet de loi à ce sujet est déjà déposé à la primature pour sa validation auprès de la chambre basse. Selon le Medd, la ratification de cet amendement par Madagascar revêt un triple intérêt stratégique pour le pays. Le premier sur le plan environnemental où cela permet de contribuer à l’atténuation du réchauffement climatique avec un potentiel de réduction de 0,5°C sur l’élévation globale des températures.
Le deuxième sur le plan économique et technologique où Madagascar va bénéficier des ressources financières du Fonds multilatéral pour couvrir les surcoûts de conversion technologique. Dans la foulée, la Grande île va également bénéficier d’un soutien technique incluant des projets de renforcement de capacités et d’accompagnement.
Quant au troisième intérêt stratégique, elle se porte notamment sur le plan diplomatique où cette ratification permet d’aligner Madagascar avec la majorité des Etats membres des Nations-unies, ce qui va renforcer sa crédibilité dans les enceintes climatiques internationales. Permettant ainsi de renforcer ses politiques nationales sur la transition énergétique.
Recueillis par Sera R.




