Littérature: l’association Opération Bokiko en soutien aux jeunes écrivains

Samedi s’est tenue la deuxième session de la série d’ateliers d’écriture organisée par l’association Opération Bokiko, à La Cité des Cultures Antaninarenina. L’écrivaine et poétesse Na Hassi était l’invitée et, avec la complicité de l’écrivaine Michèle Rakotoson, les deux ont animé l’atelier et parlé de plusieurs points importants dans l’écriture d’un roman.

Na Hassi vient de sortir récemment son premier roman intitulé “Deux cœurs dans un même corps” qui traite de sujets assez difficiles. L’­ nnée dernière, elle a sorti un autre livre, une autofiction intitulée “Restez vivants” qui trace l’histoire du slam malgache. En 2021, elle a écrit le livre “Zana-bolana. Femme lunaire”, un recueil de poèmes. Cette année, elle est sélectionnée par le projet Lunar Codex, où quelques-unes de ses poèmes seront envoyées à la Lune. Pour dire que Na Hassi est l’une des écrivaines contemporaines avec une carrière prometteuse. “J’ai lu ses œuvres, et j’attendais une opportunité pour la rencontrer et lui poser des questions”, a annoncé une participante.

Des écritures de styles différents

Une quinzaine de jeunes écrivains ont répondu présents lors de l’atelier d’écriture, samedi. Chacun a parlé de son propre projet littéraire et de ses blocages. Ainsi, plusieurs points ont été soulignés, entre autres, la création de personnage, les rythmes adoptés qui varient selon la culture, l’adaptation et la traduction… “Nous avons besoin de ce genre d’atelier pour nous booster et nous donner davantage d’inspirations dans nos créations”, a fait savoir la poétesse Nirihaja, membre du cercle Fari­bolana Sandratra, qui projette de se lancer dans l’écriture d’un roman. En effet, les participants étaient issus de divers horizons. Une autre participante est une danseuse chorégraphe originaire de Taolagnaro. “Avant de créer une pièce, nous avons besoin d’écrire une histoire. Tous les gestes seront par la suite créés à partir de chaque étape de cette histoire”, a-t-elles raconté. Certains participant s’intéressent à l’écriture d’un scénario. “Il existe une différence entre l’écriture littéraire et cinématographique. Dans la littérature, nous sommes obligés de tout décrire… tandis que dans la cinématographie, il suffit parfois d’un geste pour tout raconter”, a conclu Michèle Rakotoson.

L’association Opération Bokiko ne vise pas uniquement à promouvoir la lecture et l’écriture, surtout dans les zones rurales, elle soutient les jeunes écrivains qui désirent se lancer dans le domaine de la littérature. Après cette série d’ateliers, elle va s’atteler à l’aide à apporter aux participants en sélectionnant un extrait de leur projet et de les éditer en tant que recueil de textes. Après Na Hassi, l’association projette d’inviter des éditeurs et des graphistes qui vont, entre autres, dé­montrer toutes les étapes à faire pour créer un livre. Rappelons que les ateliers se tiennent tous les premiers samedis du mois à La Cité des Cultures Antanina­reni­na.

Holy Danielle

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