Mahajanga en alerte: le VIH/Sida progresse à une vitesse inquiétante

Mahajanga fait face à une recrudescence alarmante du VIH/Sida. Alors qu’un seul cas était recensé tous les six mois il y a encore quelque temps, la ville en enregistre aujourd’hui six chaque semaine. Un constat inquiétant révélé lors d’une rencontre entre la délégation du ministère de la Santé publique, l’ONU/Sida et le gouverneur Moktar Salim Andriantomanga.
Face à cette situation préoccupante, les autorités ont décidé d’agir. Mahajanga et la région Boeny ont été désignées comme « site pilote » dans le cadre du Plan national de lutte contre le VIH/Sida. Deux centres de santé de base (CSB) y sont désormais chargés d’assurer gratuitement le dépistage et le traitement des malades.

Briser la chaîne de transmission

Mahajanga détient désormais le taux le plus élevé de personnes vivant avec le VIH à Madagascar. Plusi­eurs facteurs expliquent cette flambée : le manque d’information et de sensibilisation, l’augmentation de la prostitution, les relations sexuelles entre personnes du même sexe, mais surtout la consommation de drogues par injection, qui favorise la transmission du virus.

Les autorités misent désormais sur le dépistage précoce, qui concernera tout le monde, y compris les nouveau-nés. Rappelons que les symptômes du Sida peuvent rester invisibles pendant cinq à dix ans après la contamination. Par ailleurs, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des personnes infectées ou toxicomanes constitue un axe majeur de cette stratégie. L’objectif : permettre aux malades de sortir de l’ombre, afin de briser la chaîne de transmission au sein de la société.

Fahranarison

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