Produir: 25% des habitats d’Antananarivo sont précaires

L’habitat précaire représente 25% des constructions de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), a publié hier sur son site, le Projet de développement urbain intégré et de résilience (Produir) du Grand Tana, un programme qui est mis en œuvre par le ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT).

Produir cite que la super­ficie des secteurs précaires dans la ville d’Antananarivo a augmenté de plus de 50% depuis 2003. « 30% à 35% du Grand Anta­nanarivo sont couverts de zones humides, entre autres, par des rizières, des marécages et des plans d’eau », a également fait savoir Produir. « Un contexte qui a poussé la Banque mon­diale à appuyer le programme sur le long terme, dans le cadre d’une série de projets visant à améliorer les conditions de vie des plus pauvres dans les quartiers précaires. Cela à travers le développement durable des services de base, la promotion de l’hygiène et de l’assainissement, la résilience face aux risques naturels et la prévention de la prolifération de nouveaux risques », a indiqué Produir dans sa publication.

Plusieurs axes stratégiques

Afin de diminuer la précarité urbaine du Grand Tana et de son habitat, plusieurs axes stratégiques ont été définis par Produir. Notamment sur la sécurisation des droits fonciers des habitants des quartiers précaires, sur le traitement des secteurs précaires sur les zones à risques, sur l’amélioration et le renforcement des infrastructures des services de base ainsi que le renforcement des capacités des habitants à promouvoir leurs autonomies économiques.
Dans cette optique, on peut citer la réalisation de 41,5 km de ruelles, 16,7 km de voies carrossables, 6,2 km de passerelles, le curage de plus de 2 km du canal An­driantany, l’installation de plus de mille lampadaires, notamment dans les bas quartiers, la création d’emplois temporaires pour plus de 200.000 jours/personnes, l’organisation de 74 séances d’information et de sensibilisation à la prévention et la prise en charge des Violen­ces basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et les abus sexuels auprès de 3.876 bé­néficiaires ainsi que sur le Harcèlement Sexuel (EAS-HS) et les Violences contre les enfants (VCE) ainsi que la mise en œuvre du Méca­nisme de gestion des plaintes (MGP) dont 85% ont été traitées jusqu’ici.

Sera R.

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