Journée de réflexion multidisciplinaire: « Ambohitsaina » s’imprègne du droit des affaires

Journée bien chargée, hier à l’université d’Anta­nanarivo. La faculté d’Eco­nomie, de gestion et de sociologie (EGS) et le consortium malgache pour l’Or­ganisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) ont tenu une journée de réflexion interdisciplinaire. Intitulée «Le financement dans l’entreprise», la séance organisée en partenariat avec la Faculté de droit et des sciences politiques (FDSP) de l’université de Fianarantsoa, le centre de recherche juridi­que de Madagascar et l’ONG ACP Légal océan Indien, a eu lieu au Grand Amphi de la faculté EGS/FDSP An­katso.
«Les étudiants sont les entrepreneurs de demain. Qu’ils soient issus de la mention économie, gestion, so­ciologie, droit ou autre, cette journée de réflexion multidisciplinaire est une occasion pour eux de comprendre la dynamique entrepreneuriale», a expliqué le doyen de la faculté EGS, Fano Andriamahefazafy, de­vant la presse dans le cadre de l’événement. Et, force est de constater que le thème a particulièrement attiré l’attention des jeunes, vu leur engouement pour assister à cette séance qui s’étalait de 10h à 16h.
Six thématiques ont été abordées, sous l’égide de divers spécialistes en la matière. «Il est nécessaire que l’étude approfondie et la vulgarisation des stratégies d’apprentissage du droit des affaires débutent à l’université, que les étudiants et chercheurs s’y imprègnent avant leur arrivée aux entreprises qui vont les appliquer», a pour sa part indiqué Rivo Rakotondrasanjy, président du Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (Fivmpama).
Créée en 1993, l’Ohada regroupe 17 Etats d’Afrique Centrale, d’Afrique de l’Ouest et de l’océan Indien. Mada­gascar n’y fait pas encore partie, même si l’organisation dispose d’un point focal ici. Selon son Secrétaire Permanent, le Pr. Mayatta Ndiaye Mbaye, cette organisation a pour
mission fondamentale d’améliorer le climat des affaires. «Nous sommes ici pour présenter les outils, les solutions juridiques et les opportunités économiques offerts par l’Ohada, ainsi que son système d’amélioration du climat des affaires. Nous souhaitons naturellement que Madagascar puisse in­tégrer cette organisation», a-t-il expliqué.

L.R.

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