Au cours de l’atelier d’échanges sur les recommandations de la société civile pour l’enfance, hier à l’hôtel Le Louvre Antaninarenina, dans le cadre du 4e cycle de l’examen périodique universel (EPU) 2025, le Comité des enfants la Plateforme de la société civile pour l’enfance (PFSCE), composé de jeunes de 9 à 18 ans, dresse un constat alarmant.
Sans détour, le PFSCE déplore la persistance des violences sexuelles et physiques ainsi que des abus sexuels envers les enfants. Il dénonce également la mendicité forcée et l’exploitation sexuelle que certains enfants subissent, notamment dans les mines.
Dans la foulée, le manque d’infrastructures et d’accompagnement des enfants en détention a été aussi évoqué ainsi que la situation des enfants des rues. « Ces enfants méritent une meilleure prise en charge, incluant la santé, l’éducation et leur réinsertion sociale », souligne Olivier, un des membres du Comité des enfants. De préciser ensuite que ce contexte a poussé le comité à mener des actions de plaidoyer auprès des grandes personnes. « Nous espérons ainsi qu’on prenne au sérieux notre situation », a-t-il conclu.
Huit thématiques ont été donc identifiées par la PFSCE, notamment les droits à l’éducation, à la santé, à la protection contre les violences et les exploitations ainsi que la justice pour les enfants en détention.
Engagement encourageant de l’Etat
Toutefois, la PFSCE a noté un alignement positif entre ses recommandations et les engagements de l’Etat jusqu’ici. Sur les 235 recommandations émises, 230 ont été acceptées et le reste mis en réserve. A citer l’acceptation de la responsabilité pénale à 14 ans, la modification de la loi sur le mariage afin de supprimer les exceptions sur l’âge minimum dans le cadre de la lutte contre le mariage des enfants ainsi que sur les droits à l’éducation, au travail des enfants, violences et protections et handicap.
« Une correspondance positive a été notée entre les recommandations de la plateforme et les engagements de l’Etat dans ces domaines », a indiqué la PFSCE. Cependant, la plateforme a souligné que les problématiques sociales touchant les enfants sans soutien parental et en situation de rue, n’ont pas été prises en considération.
Sera R.




