La vague de pillages et de dégradations survenue dans la nuit du 25 septembre et dans la journée du 26 septembre, a frappé de plein fouet plusieurs entreprises et centres commerciaux de Madagascar et fait naître une profonde inquiétude chez le secteur privé. C’est une menace directe pour l’économie nationale.
Le Groupement des Entreprises de Madagascar (Gem) a vivement dénoncé ces violences, soulignant qu’elles constituent “une menace pour l’attractivité du pays, la stabilité économique et la sauvegarde des emplois”.
Dans ce sens, l’organisation patronale appelle les autorités à renforcer la protection des sociétés et de leurs salariés, afin de garantir la continuité des activités. Elle exhorte également l’ensemble des acteurs à préserver la paix sociale par le dialogue, considérée comme un pilier essentiel du développement.
Dans la même ligne, le Syndicat des Industries de Madagascar (Sim), membre du Gem, a exprimé sa « vive préoccupation » face à ces événements. Selon le syndicat, une grande partie de ses membres a été directement touchée.
« Nous déplorons fermement ces actes qui portent gravement atteinte à nos entreprises, à l’emploi et à l’image du pays », a déclaré le Sim, avant d’appeler à la responsabilité collective.
La Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de Madagascar (FCCIM) s’est également jointe aux condamnations. Dans un communiqué, elle rappelle que les entreprises constituent un pilier du développement et se dit solidaire des familles et des entrepreneurs affectés par les pertes matérielles et humaines.
Désarroi
A part les organisations professionnelles, certains entrepreneurs n’ont pas caché leur désarroi déplorant des centaines de pertes d’emplois. « Nous sommes à terre, nous sommes à genoux », confie l’un d’eux, décrivant la nuit du 25 septembre comme un moment de dévastation. Mais « Après la tempête, le soleil se lève toujours. Notre résilience sera plus forte que la violence. »
Ces événements montrent la fragilité du tissu économique malgache, déjà éprouvé par des crises successives. Les acteurs économiques appellent à instaurer urgemment un climat de confiance et de stabilité, conditions sine qua non pour maintenir les investissements, protéger les emplois et redonner espoir aux entreprises.
Face à cette situation, le secteur privé malgache affiche un double message : la condamnation ferme des violences et la volonté de se relever grâce à la solidarité et au dialogue.
Arh.




