L’Agoa, prévu prendre fin hier, Washington vient de réévaluer ses priorités, offrant une bouffée d’oxygène aux pays africains. Il semble bien que les négociations menées auprès des américains ont porté leur fruit avec une voix unifié des pays concernés.
L’African Growth and Opportunity Act (Agoa) bénéficie d’une prolongation d’un an, selon une information rapportée par l’agence Reuters. L’administration Trump a finalement décidé d’accorder ce délai supplémentaire, offrant un répit bienvenu aux pays africains concernés.
Cette décision permet aux pays concernés, de maintenir temporairement leur accès préférentiel sur le marché américain, tout en leur donnant l’opportunité de réfléchir à de nouvelles stratégies pour diversifier leurs débouchés commerciaux et renforcer leur compétitivité sur le long terme.
Adopté pour la première fois en 2000, dans le but d’offrir un accès préférentiel exempté de droits de douanes américains, en faveur des milliers de produits, notamment du textile et habillement aux denrées agricoles, sans oublier les minerais, cet accord commercial entre les Etats-Unis et l’Afrique couvre plus de 30 pays africains à l’heure actuelle.
A noter qu’une délégation malgache composée de quelques membres du gouvernement, accompagnée des acteurs du secteur privé, a fait le déplacement à Washington en septembre, pour plaider la prolongation de l’Agoa. En menant ce plaidoyer, ladite délégation n’a pas œuvré seule puisqu’elle a reçu le soutien de différents pays africains comme le Kenya, Lesotho, la Tanzanie et l’île Maurice.
Plein d’incertitudes
Toutefois, l’incertitude plane toujours sur la continuité de l’Agoa, une fois cette prolongation arrive à échéance. Or, cette extension d’une année offre du temps pour examiner les améliorations possibles et les perspectives de coopération avec les Américains, mais aussi d’engager des discussions bilatérales plus approfondies.
L’Agoa est synonyme de développement industriel, mais aussi de création d’emplois et d’attraction d’investissements pour de nombreux pays africains. Pour le cas de Madagascar, les enjeux sont assez considérables avec près de 150.000 emplois directs et environ 400.000 emplois indirect en jeu.
A part la dimension économique, cet accord commercial entre les Etats-Unis et l’Afrique a également une portée sociale non-négligeable et le président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina n’a pas manqué de le rappeler lors de son allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York du 23 septembre au 29 septembre 2025.
«L’Agoa n’est pas qu’une loi commerciale, ce sont des vies, des familles et des communautés qui se battent pour leur dignité», a-t-il souligné.
Jean Riana




