On enregistre actuellement la surpêche dans la région de la Diana, en particulier dans la baie d’Ambaro. Cela se manifeste par l’usage de matériels de pêche non réglementaires et non sélectifs, à travers la capture des ressources halieutiques de toutes tailles, aux pratiques de pêche illégales, sans parler des effets du changement climatique.
Ce contexte a poussé le «Fonds mondial pour la nature (WWF) Madagascar» à lancer le projet «SWIO Fisheries» le mois dernier à Ambilobe afin d’améliorer la gouvernance des ressources halieutiques, les moyens de subsistance ainsi que les écosystèmes.
Quatre points essentiels sont visés dans ce projet. Le premier pour renforcer la cogestion durable de la pêche entre les communautés locales et les services gouvernementaux, le deuxième pour améliorer les moyens de subsistance et sources de revenus. Le troisième point vise à valoriser les produits halieutiques en diminuant les pertes post-capture. L’assurance de l’autonomisation des femmes ainsi que de garantir leur participation à la cogestion des ressources halieutiques et aux activités génératrices de revenus constitue le quatrième point.
«La baie d’Ambaro est l’un des sites clés de la petite pêche de la région Diana, contribuant à l’économie locale et aux revenus des habitants. Ce projet a été ainsi lancé dans cette baie afin de renforcer la gestion de la petite pêche et de garantir sa durabilité», a souligné Mihary Raparivo du WWF Madagascar, au lancement dudit projet à Ambilobe. Un atelier a réuni à cette occasion des représentants des autorités régionales, locales et traditionnelles, la société civile, la Fédération des unions des pêcheurs de la baie d’Ambaro, de Tsimipaika, d’Ampasindava et de Nosy Be, le Rassemblement des opérateurs pour le service de l’environnement et du développement d’Ambilobe ainsi que les représentants des ONG intervenant dans la zone de la Baie d’Ambaro, Tsimipaika, Ampasindava et les archipels de Nosy Be.
Sera R.




