Intoxication alimentaire ou empoisonnement ? Les sources auprès de la gendarmerie interrogées au sujet du drame survenu dans la nuit d’avant-hier n’étaient pas en mesure de donner plus de détails et ne pouvaient que confirmer les faits.
Une information a circulé, hier sur les réseaux sociaux, à propos de trois gendarmes victimes probables d’intoxication alimentaire ou d’empoisonnement. Deux d’entre eux ont perdu la vie et le troisième est en soins intensifs. Les deux corps sans vie et le patient encore en traitement se trouvent au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa).
Les trois gendarmes ont été affectés à Analakely durant la manifestation d’avant-hier à Ankatso. A l’heure où ils devaient rentrer chez eux la nuit tombée, ils se sont sentis mal à l’aise. Ils avaient des difficultés à respirer avant de perdre connaissance… Leurs collègues les ont immédiatement conduits au Cenhosoa, mais deux d’entre eux n’ont pas survécu après quelques heures d’hospitalisation.
Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. En tout cas, cette double perte en vie humaine rappelle les cas survenus dernièrement à travers le pays. Parmi les plus récents, les deux artistes morts tour à tour, fin août et début septembre, après avoir animé une fête d’anniversaire à Ampitatafika.
Quid du procès de l’affaire Ambohimalaza ?
Durant cette fête à Ampitatafika, une chanteuse, ayant failli y laisser la vie, a soupçonné une boisson alcoolisée comme à l’origine du drame. En effet, parmi les personnes présentes à la fête, seuls les trois animateurs ont bu ladite boisson. La femme de l’une des deux victimes a alors indiqué avoir déposé une plainte afin d’élucider cette affaire.
Outre ce cas d’Ampitatafika, le drame d’Ambohimalaza, lors de l’anniversaire de la nuit du 14 au 15 juin, a tenu en haleine pendant plusieurs semaines les observateurs. Au moins 34 personnes, composées majoritairement de jeunes, ont perdu la vie, tandis que cinq autres survivants ont été évacués à l’île Maurice pour recevoir les soins appropriés.
Jusqu’ici, cinq femmes soupçonnées d’être impliquées dans ce drame, dont la jubilaire et sa mère, ont été placées sous mandat de dépôt. Trois hommes et deux femmes, par contre, ont été placés sous contrôle judiciaire. Une audience publique a été annoncée depuis les événements, mais jusqu’ici, la date du procès n’est pas encore connue. Cette manifestation populaire met visiblement en suspens le traitement de cette affaire.
LR




