En dépit des espoirs nourris par le Secrétariat d’Etat auprès de la Présidence en charge de la Nouvelle Ville et de l’Habitat (SENVH), l’homologation du stade Barea est en suspens, en raison du contexte actuel. A cette allure, la décision de la Confédération africaine de football ne tombera pas cette année.
Les supporters qui rêvent de voir les Barea fouler leur pelouse dans des matchs internationaux devront patienter. La dissolution du gouvernement, plongeant le pays dans une crise politique, a mis un coup d’arrêt aux travaux de mise aux normes.
L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Marson, a pourtant fait de cette homologation son cheval de bataille. Pendant des mois, il a clamé haut et fort que le stade serait bientôt prêt à accueillir les compétitions internationales.
Depuis près de trois ans, les inspections du Stade Barea se suivent et se ressemblent, se soldant par un refus d’homologation. Pourtant, on a enregistré des avancées significatives, comme le SENVH aime à le souligner. Les vestiaires ont été modernisés, équipés de casiers flambant neufs et de coussins. L’aspect médical n’est pas en reste. Quatre ambulances seront mobilisées à chaque rencontre pour parer à toute éventualité.
Dans la foulée, les sièges VVIP, réservés aux invités de marque, sont désormais installés, tandis que les zones dédiées aux médias ont été repensées. L’emplacement des caméras a été agrandi, la salle de conférence remise à neuf, et des sources électriques adaptées aux photographes ont été installées derrière les buts.
Même les signalétiques, essentielles pour guider les joueurs et les spectateurs, sont en cours de conception avec l’appui d’un expert. Prochainement, les travaux d’extension des escaliers devraient débuter, promettant d’améliorer l’accès au stade.
Mais ces progrès, aussi louables soient-ils, restent une goutte d’eau dans l’océan des exigences de la Confédération africaine de football (Caf). Les Malgaches, qui rêvent de voir leur stade vibrer au rythme des grandes compétitions, doivent prendre leur mal en patience.
Naisa




