L’opposition estime qu’elle a toutes les cartes en main, le contrôle des événements et par ricochet être en position d’imposer sa volonté sur le terrain comme au palais. Dans la conjoncture actuelle, elle veut avoir voix au chapitre par le biais de ses députés à l’Assemblée nationale. Les réunions à huis clos se succèdent, alors qu’en même temps, en première ligne des manifestations, la Gen « Z » reste mobilisée, sans avoir froid aux yeux face aux Forces de l’ordre.
Et dans cette optique, malgré leur différend, les élus de l’opposition veulent peser de tous ses poids dans les négociations si consensus politique il y a, que d’ailleurs, la majorité présidentielle au sein de l’Hémicycle, souhaite trouver avec les autres groupements et parties prenantes, pour mettre fin à cette crise politique.
Et un mot, gouverner ensemble au sein de l’Exécutif, même si la Constitution dans son article 54, stipule que « le Premier ministre est nommé par le Président de la République sur proposition du parti ou du groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale ».
Pour les opposants, cette crise sociale devenue crise politique, plus précisément les cris de détresse de la jeunesse malgache, récupérés par les politiques, ont ouvert une fenêtre d’opportunité, pour partager le pouvoir, sans porter atteinte à l’ordre constitutionnel. Et malgré les mises en garde de la Gen « Z », sur la récupération politique de leur mouvement, la politique a ses raisons que la raison ignore. Autant dire que certains opposants ne veulent pas rater cette occasion, tandis que d’autres ne cachent pas leur intention de bloquer davantage la situation, pour que la crise s’enlise, menant jusqu’à la chute du régime en place.
Une seule question se pose. L’opposition qui semble trouver un second souffle, grâce à cette manifestation lancée par le collectif « Gen Z Madagascar », va-t-elle prendre part à la formation d’un gouvernement de consensus où laisser la crise politique suivre son cours et advienne que pourra. Dilemme politique !
JR.




