Face aux menaces sanitaires de plus en plus fréquentes, Madagascar renforce son arsenal de prévention. Le pays a lancé, hier, l’Evaluation externe conjointe (EEC) de ses capacités à préparer, détecter et répondre efficacement aux urgences de santé publique, conformément aux exigences du Règlement sanitaire international (RSI, 2005).
Organisée du 14 au 18 octobre, cette évaluation nationale bénéficie du soutien technique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de son Bureau régional pour l’Afrique (AFRO). Elle rassemble les autorités sanitaires malgaches, des experts internationaux, ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers (PTF) engagés dans le renforcement des systèmes de santé.
L’objectif consiste en une analyse complète de 19 domaines techniques clés, allant de la surveillance épidémiologique à la gestion des laboratoires, en passant par la communication en situation d’urgence, afin
d’identifier les forces et les faiblesses du système actuel. L’ambition est claire : prévenir les épidémies, limiter leur impact et construire un système de santé plus résilient face aux crises futures.
«Cette initiative témoigne de la volonté de Madagascar de se doter d’un système de santé robuste, capable de répondre efficacement aux défis sanitaires actuels et à venir», a souligné un représentant de l’OMS à l’ouverture de l’événement.
Pour Madagascar, il s’agit d’une étape stratégique dans la mise en œuvre du RSI (2005), un cadre juridique international visant à garantir la sécurité sanitaire mondiale à travers des actions coordonnées entre les pays. Dans un monde où les frontières ne freinent ni les virus ni les catastrophes sanitaires, cette évaluation marque un tournant décisif pour l’île. Plus qu’un simple diagnostic, l’EEC ouvre la voie à des réformes concrètes pour protéger la population et renforcer la souveraineté sanitaire du pays.
Fahranarison




