Le calme peine à revenir dans le secteur de l’éducation publique. Alors que la grève des enseignants s’éternise, les élèves du Lycée Jean-Joseph Rabearivelo (LJJR) ont de nouveau manifesté hier, exigeant la reprise immédiate des cours. Partis de la place du 13 mai, les élèves rejoignent le ministère de l’Education nationale à Anosy pour se faire entendre.
Face à cette situation, le colonel Gervais Andriamiarisoa, représentant du gouvernement, et la ministre de l’Education nationale, Elis Karena Hanitriniaina, se sont rendus sur place pour rencontrer enseignants et élèves. Objectif : trouver un terrain d’entente et mettre fin à une crise qui paralyse l’enseignement depuis plusieurs semaines.
Les discussions se poursuivent autour d’un protocole d’accord initié par le mouvement Mpanabe manova ifotony (MMI), regroupant enseignants et représentants des établissements. Ce document, remis officiellement à la ministre hier matin, propose des solutions pour répondre aux revendications des enseignants tout en garantissant la continuité de l’enseignement.
Un protocole pour sortir de la crise
Selon le MMI, le ministère a accueilli favorablement la proposition, tout en demandant quelques ajustements avant sa validation finale.
Une commission mixte – composée du MMI, du VMM, du LMA, du MEN et de plusieurs syndicats – se réunira ce jour pour harmoniser les différents points de vue et élaborer une version commune du texte.
Le Protocole d’accord, qui devra être signé par toutes les parties sous la supervision du colonel Gervais Andriamiarisoa, devrait constituer la feuille de route officielle pour sortir de la crise. Il inclura un plan de suivi et d’évaluation piloté conjointement par le ministère et les représentants des enseignants.
Entre espoir et impatience
Malgré ces avancées, les cours n’ont toujours pas repris. Les élèves, inquiets pour la suite de l’année scolaire, multiplient les appels au dialogue. « Nous voulons simplement apprendre. Nous ne sommes pas contre les enseignants, mais nous voulons que les discussions aboutissent vite », confie un élève du LJJR.
Du côté des enseignants, le ton reste ferme mais constructif : ils affirment vouloir « un accord juste et durable » garantissant de meilleures conditions de travail et de rémunération.
Les regards sont désormais tournés vers la réunion décisive de ce jour, censée sceller la sortie de crise. En attendant, les classes restent vides, et l’attente, elle, s’allonge.
Fahranarison




