En préparation de la saison des pluies, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) redouble d’efforts dans l’assainissement de la capitale, en visant particulièrement les canaux d’évacuation des eaux.
Dans cette optique, et sous l’égide de son maire, Harilala Ramanantsoa, une descente a été effectuée hier à Ankatso, où des constructions en dur, d’une dizaine de pavillons à étages, ont été érigées en face de l’arrêt du bus 119.
« Non seulement ces constructions sont illicites, car aucune autorisation n’a été délivrée pour leur réalisation, mais elles sont également bâties juste au-dessus de deux canaux d’évacuation d’eaux usées, les obstruant complètement », s’est indignée la première magistrate de la ville d’Antananarivo.
Elle a ensuite précisé que, malgré la décision municipale d’arrêt des travaux décrétée par la CUA en mars dernier, le ou les propriétaires ont profité de la crise sociopolitique de ces derniers mois pour poursuivre clandestinement la construction des pavillons.
« Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé dans la ville d’Antananarivo », a déploré Harilala Ramanantsoa, invitant ainsi chacun à dénoncer de tels actes.
Actuellement, la municipalité d’Antananarivo procède à la démolition complète de ces constructions illicites d’Ankatso.
La maire et son équipe ont ensuite effectué une autre descente au lieu-dit Vatobe, dans le quartier des 67 ha, pour suivre les travaux de curage des canaux d’évacuation d’eaux usées, complètement bouchés et ayant submergé une rue du quartier.
Cette descente a été suivie d’actions de sensibilisation auprès des riverains afin que ces derniers n’utilisent plus les canaux comme dépotoirs d’ordures.
20 000 personnes mobilisées
Toujours dans le cadre de la poursuite de l’assainissement, la première magistrate de la ville d’Antananarivo a annoncé hier qu’au plus tard, d’ici la fin du mois de novembre, 20 000 personnes seront mobilisées dans les six arrondissements de la capitale pour mener cette opération.
« Les travaux visent particulièrement le curage des canaux
d’évacuation des eaux afin que l’écoulement soit fluide et seront réalisés sous forme de haute intensité de main-d’œuvre », a-t-elle indiqué. C’est-à-dire, dans le cadre du programme Himo (“Argent contre travail”).
Cette initiative a pu voir le jour grâce à un partenariat entre la CUA et l’Agence française de développement (AFD).
Sera R.




