Après Ouagadougou, Douala et Dakar, l’exposition itinérante « Abafa(ba)zi – Celles qui meurent en sachant » s’installera à la Cité des Cultures d’Antananarivo, du 7 novembre au 6 décembre.
Placée sous le commissariat de Thina Miya et l’assistance curatoriale de Puleng Mongale, cette installation plurielle rassemble les œuvres de huit femmes artistes et chercheuses d’Afrique. La photographe Viviane Rakotoarivony y apportera également sa lumière et son regard malgache, enrichissant ces récits puissants.
Ce projet collaboratif ancré dans des récits personnels et familiaux et lié au mouvement féministe, souligne le rôle essentiel des femmes noires en tant que façonneuses de la vie quotidienne et gardiennes des histoires.
« Abafa(ba)zi explore les multiples façons par lesquelles les femmes africaines ont incarné et pratiqué le féminisme dans le contexte de la société africaine. Cette exposition met en lumière l’action de ces femmes qui naviguent dans des paysages familiaux, sociaux et spirituels. Chaque artiste contribue à un récit plus large de l’être et de l’autodétermination, centré sur les femmes noires dans leurs propres récits et offrant des aperçus des expériences vécues par les femmes africaines à travers les générations », rapporte la House Of African Feminisms, coorganisatrice de l’événement avec Goethe-Institut.
Pendant cinq ans, l’exposition itinérante voyagera à travers le continent africain et sera traduite dans les langues de chaque pays hôte.
« Cet essai linguistique inclusif réunira de nombreuses voix solidaires, affirmant le droit des femmes de toute l’Afrique à exister librement et authentiquement sous la forme qu’elles choisissent », conclut-on.
Joachin Michaël




