Le rappeur Slam Jah et le danseur de hip hop Mijo se trouvent actuellement à La Réunion et représentent Madagascar au Urban Konektion Festival qui se tient jusqu’au 1er décembre. Les deux artistes monteront sur scène, ce jour à Saint-Pierre. Pour l’occasion, Slam Jah nous a accordé une interview sur sa participation et ses projets à venir.
(*) Les Nouvelles : Votre show se tient aujourd’hui. Que présenterez-vous au public ?
(-) Slam Jah : Nous allons performer au Slam Skate Bar, à Saint-Pierre. Je serai au micro, accompagné par Mijo à la danse. De nombreux artistes venant de pays comme la France, la Belgique, l’île Maurice ou encore le Bénin participent au Urban Konektion Festival. C’est pour nous une opportunité de présenter au public passionné de hip-hop notre propre vision de cette culture. Ensemble, nous offrirons un aperçu du rap et de la danse hip-hop malgaches. Avec le soutien de la Fédération du hip-hop de Madagascar, cette collaboration ne fait que commencer.
* On ne vous voit que très rarement sur les scènes locales. Cette participation annonce-t-elle un retour ? Et qu’en est-il du groupe 18,3 ?
– Effectivement, ma dernière apparition importante remonte au 28 juillet 2024, lors de la célébration de mes 50 ans. Si je suis discret, c’est parce que je prépare des projets en coulisses. Après ce festival, je travaille déjà sur une collaboration avec Rollin & Sonar One Studio, qui sera dévoilée l’année prochaine. Quant au groupe 18,3, il reste encore silencieux pour le moment, même si les fans réclament un retour. Chaque membre est engagé dans ses propres projets, ce qui rend une annonce officielle difficile.
* On vous a aussi vu dans le vakisôva. Peut-on espérer une nouvelle orientation ou des collaborations ?
– Au fait, je suis membre de l’association Tambohobe ou Tanora Mbola Ho Beazina, qui sensibilise la population à la lutte contre la violence et les drogues. Nous organisons notamment le Festisôva, un festival dédié au vakisôva, un style musical qui raconte les réalités de la société malgache, comme un journal en version musicale, destiné surtout à la classe populaire. A chaque édition, je suis présent en tant qu’animateur du festival. L’association œuvre également au-delà du domaine culturel. Nous avons créé un club d’athlétisme cette année et organiserons, le 7 décembre au gymnase couvert de Mahamasina, un tournoi de kick-boxing et de pancrace, toujours dans le cadre de la lutte contre les drogues.
Propos recueillis par Holy Danielle




