Chorale Miray Fo: des détenus chantent Noël

La maison centrale d’Antanimora abritera un concert de Noël inédit intitulé « Merry Christmas », ce 26 décembre à partir de 10h30. Une soixantaine de détenus membres de la chorale Miray Fo (secteur Hommes, quartier A) monteront sur scène.

Pour la première fois, un établissement pénitentiaire accueillera un concert de Noël inouï. «A travers ce spectacle, la mu­sique apporte de la lumière dans un lieu souvent associé à l’ombre. Ainsi la lumière fut !», déclare Jacques Ra­manamirija, encadreur de la chorale, membre de l’entité SLK du temple FJKM Tra­novato Ambatona­kanga et partenaire de l’association Amis de la Bible. Engagé activement au sein de la maison centrale d’An­tanimora, il dirige cette chorale composée de 60 détenus.

Une dizaine de chants de Noël
Au programme, les choristes interpréteront dix titres, tous en langue malgache. Jacques Ramanamirija leur a proposé des chants de Noël standards traduits en malgache, à l’instar de «Lit­tle Drummer Boy» ou «We Wish You a Merry Chris­tmas». A cela s’ajoutent des compositions classiques malgaches traditionnellement chantées lors de la fête de la Nativité, comme «Be­tlehema any Jodia» de Sa­muel Randria ou en­core «Tonga ny Tompo Be Fitia» de Pascal Ratsimano­sika.
L’objectif est d’apporter «un peu de lumière d’humanité, de fraternité et d’espérance» le temps d’un con­cert, non seulement pour apaiser l’environnement de la maison centrale d’Anta­nimora, mais aussi pour rappeler l’esprit de Noël, «une promesse de renouveau pour tous», souligne-t-il.
Créée le 27 janvier 2024 au sein de l’aumônerie FJKM Antanimora, la chorale Mi­ray Fo a pour objectif de contribuer à la réinsertion sociale des détenus. Elle encourage ses membres non seulement à se tourner vers le Seigneur, mais aussi à s’engager dans la vie sociale, afin de concrétiser leur foi.
«La création de cette chorale contribue également à l’humanisation des conditions carcérales à Madagas­car, une étape importante vers la réinsertion sociale», conclut Jacques Ramana­mirija.

Holy Danielle

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