Sans aucune considération politique !

Alors que les politiques s’engagent dans un débat sans fin sur le terme utilisé pour décrire le régime actuel, entre période de transition et intérim constitutionnel, à en perdre son latin, notamment pour justifier qu’il n’y avait pas eu de coup d’Etat et de rupture de l’ordre constitutionnel à Madagascar, le premier futur remaniement du gouvernement reste au centre de toute l’attention.
L’heure fatidique de l’évaluation individuelle a déjà sonné pour les 29 ministres du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo, sur la base d’une grille de critères de résultat et de réalisation par rapport aux objectifs fixés, pour justifier le maintien ou l’éviction de tel ou tel ministre. Et comme il s’agit d’un gouvernement de combat, les membres jugés pas à la hauteur des attentes et des enjeux, n’auront pas leur place au sein de l’Exécutif.
En attendant la suite des délibérations décisives, l’opinion publique se pose déjà la question de savoir si le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirana aurait-il toutes les cartes en main, sans tenir compte des pressions politiques, pour procéder au remaniement du gouvernement afin que ce dernier gagne davantage en efficacité. Aura-t-il toute la latitude, pour remplacer les ministres défaillants, en ce temps de refondation ?
Là est toute la question, car il est frappant de constater que dans leurs compositions actuelles, certains membres du gouvernement donnent l’impression d’être inamovibles sans pour autant convaincre, car qualifiés de beaux parleurs. Ils sont même devenus la risée de tout le monde sur les réseaux sociaux, figurant parmi les ministres à remercier sans état d’âme. Certes, des ministres se sont démarqués sur le front, obtenant même un satisfecit de l’opinion. Mais la majorité d’entre eux restent des illustres inconnus.
La balle est dans le camp du colonel Michaël Randrianirina. Après tout, nul n’est irremplaçable. Et aucun ministre n’a d’immunité et n’est irremplaçable, malgré leur rôle indéniable dans la mise en place du régime de Refondation.

J.R

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