Assises régionales sur l’agribusiness dans le Sud: des recommandations pour le plan de relance de chaque filière porteuse

Toliara regroupant Atsimo Andrefana, Menabe, Androy et Anosy, a abrité les Assises régionales pour la relance économique du 21 au 23 janvier, suite au lancement national au CCI Ivato le 19 janvier. Ces régions placent l’agribusiness au cœur de leur plan de relance économique.

Le Sud regorge de po­tentiel encore peu ex­ploité. Agriculture et élevage jouent un rôle crucial dans l’économie locale, de la production à la commercialisation. « Nos régions disposent des ressources, des terres et surtout d’un savoir-faire reconnu », a souligné un représentant des producteurs. « Le potentiel est là, mais il reste encore sous-exploité ».
A cette occasion, les ac­teurs publics et privés ont dressé un état des lieux de la situation et défini des orientations stratégiques, pour transformer le potentiel agricole du Sud en moteur de croissance durable. Et parmi les principales recommandations, élaborer un plan de relance pour chaque filière, renforcer les chaînes de valeur, sécuriser les mécanismes commerciaux, soutenir un agribusiness orienté vers le marché et élaborer des feuilles de route par filière à fort potentiel.

Filières porteuses
Et plusieurs filières à forte valeur ajoutée sont identifiées. La viande rouge arrive en tête, avec plus de 1,1 million de têtes recensées dans les quatre régions. Le riz, avec plus de 357.000 tonnes de production par an, et l’arachide, dont le volume de la récolte est estimé à 30.000 tonnes annuelles.
À ces filières s’ajoutent le coton, le niébé, le manioc, la patate douce, le maïs, l’oignon, le miel ou encore la baie rose. « Ce sont des produits à forte demande inté­rieure », a rappelé un opérateur économique, « mais leur promotion manque d’organisation et d’accompagnement ».

Obstacles à surmonter
Insécurité  hydrique, effets­ du changement climatique, accès limité au financement, infrastructures insu­ffisantes et déficit de for­mation, freinent l’essor de l’agribusiness. « Nos productions sont encore destinées à l’autoconsommation », a re­connu un agriculteur. « La transformation locale reste marginale et les technologies modernes sont peu utilisées ».
Pourtant, les opportunités sont réelles. La transformation et la structuration des chaînes de valeur, peuvent accroître les revenus, améliorer la qualité des produits et créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. La demande pour des produits locaux sur le marché intérieur, est en forte croissance, a insisté un représentant du secteur privé. « Il faut mieux relier producteurs, transformateurs et commerçants aux marchés».

Arh.

Partager sur: