La diversification des partenariats militaires avec des pays étrangers comme la Russie et la Chine, sans pour autant tourner le dos à la France, suscite encore beaucoup de débats.
Interrogé hier par des journalistes à ce sujet, à l’occasion des assises militaires au CCI Ivato, le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a tenu à clarifier la position de l’Etat, en soulignant qu’avant tout, toute collaboration éventuelle serait guidée par l’intérêt national et général.
«Dès lors qu’une coopération avec une armée étrangère présente un avantage stratégique, sécuritaire ou technique pour les Forces armées, celle-ci peut être envisagée et acceptée comme un partenariat», a-t-il déclaré. Cette approche, a-t-il précisé, s’inscrit dans une logique pragmatique visant à renforcer les capacités nationales, tout en préservant la souveraineté de Madagascar.
Le colonel Michaël Randrianirina répondait ainsi aux interrogations sur la position du pays face aux actions et interventions de forces militaires étrangères opérant sur le territoire national. Il a insisté sur la nécessité d’évaluer chaque situation au cas par cas, en tenant compte des intérêts stratégiques de l’Etat et des bénéfices concrets pour les Forces armées malgaches.
Par ailleurs, le président de la Refondation a également abordé le volet du génie civil, un secteur dans lequel les Forces armées sont de plus en plus impliquées. Il a indiqué que des travaux sont déjà en cours dans ce domaine et qu’un processus de recrutement a été lancé afin de renforcer les compétences disponibles. Les officiers disposant de qualifications et de diplômes en bâtiment et travaux publics (BTP) sont particulièrement recherchés, a-t-il précisé. Il a souligné l’importance du génie civil dans les projets de développement et d’infrastructures du pays.
N.A




