Un homme et deux femmes malgaches, ainsi qu’un ressortissant pakistanais, ont été déférés au parquet hier, pour escroquerie à l’emploi et fraude documentaire. Les deux femmes Malgaches et le Pakistanais ont été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora, tandis que le Malgache a été placé sous contrôle judiciaire.
Les quatre suspects ont été appréhendés en fin de semaine dans la capitale, par les éléments du service central des enquêtes spécialisées et de la lutte contre les fraudes au sein de la Direction du contrôle des migrations de la police nationale,. Parallèlement au défèrement des concernés au parquet, hier, le directeur du contrôle des migrations, le commissaire divisionnaire de Police Olivier Samy Harison, a donné un point presse à son bureau à Anosy pour mettre en garde la population face aux escroqueries en tous genres.
Le quartet figure dans trois dossiers distincts. 17 personnes ont déposé une plainte contre l’homme et la femme, tous deux de nationalité malgache, pour escroquerie liée à une migration professionnelle clandestine, faux et usage de faux en écritures privées. Neuf autres plaignants ont dénoncé la troisième Malgache dans une affaire d’escroquerie liée à une migration professionnelle clandestine. Le Pakistanais, pour sa part, est poursuivi pour trafic de migrants, faux et usage de faux en écriture publique.
Le Pakistanais est arrivé à Madagascar en septembre 2025. Il dispose pourtant de faux documents malgaches, tels qu’une copie d’acte de naissance, une carte nationale d’identité et un certificat de nationalité. Il a alors indiqué sur TikTok être capable donner des nationalités géorgienne, indonésienne et malgache à ceux qui lui remettent une somme comprise entre 6.000 à 8.000 dollars. Il a aussi révéler collaborer avec deux autres Pakistanais à l’étranger et un Malgache à Madagascar dans la confection de ces documents.
La vigilance est de mise
Le duo de Malgaches a diffusé sur Facebook, en 2025, un faux recrutement de travailleurs à Maldives et dans des bateaux de croisière aux Etats-Unis, en tant que serveurs ou serveuses et MSC, CSCS. Il a demandé par la suite à chacun de ses proies, une somme allant de 500.000 à 2 millions d’ariary pour les frais d’inscription.
Il a même délivré un faux contrat de travail à chaque candidat. Cependant, tout s’est avéré faux dans le seul but d’escroquer les candidats.
Quant à la troisième Malgache, elle a publié sur Facebook en 2025, un avis de recrutement au Canada et en Suisse en tant que cueilleurs de fruits. Elle a demandé par la suite entre 3 et 5 millions d’ariary à chaque candidat recruté, pour préparation des dossiers nécessaires au voyage (billet d’avion, permis de travail, visa d’entrée dans le pays choisi). Elle a promis aux candidats l’arrivée imminente de la date de départ, jusqu’à ce qu’elle ait nié avoir reçu l’argent qu’elle a demandé au tout début. Ses victimes ont alors déposé une plainte contre elle, le 20 janvier.
Pour le commissaire divisionnaire de Police Olivier Samy Harison, «Il faut être vigilant pour éviter de tomber dans le piège de ces escrocs. Certes, il y a des offres d’emploi authentiques, mais il y a également plusieurs faux recrutements. Il faut se référer aux autorités compétentes pour distinguer les vrais des faux emplois à l’étranger. Par ailleurs, nous allons mener une opération «Mahomby» visant spécialement les ressortissants étrangers qui mènent des activités délictueuses sur notre sol».
LR




