Infrastructures: aucun compromis sur la qualité d’exécution, selon le gouvernement

Après l’effondrement d’une partie du barrage hydroagricole de Tongo­loina, à Ampahi­trosy (Atsimondra­no), le gouvernement affiche une ligne ferme : «La qualité d’exécution n’est pas négociable». L’ouvrage livré en 2024, a été fragilisé par de fortes pluies, au point de menacer la digue de la Sisaony et les zones agricoles en aval.
Le risque est majeur. Selon le Bureau national de gestion des risques et des ca­tastrophes, «près de 1.600 hectares de rizières et environ 20.000 riverains» pourraient être touchés en cas de rupture. L’Apipa alerte aussi que «le barrage ne pourrait pas tenir si un volume trop important d’eau s’écoule en amont». Des responsables évoquent un manque d’entretien ayant «obstrué les canaux d’évacuation».
Dans un communiqué publié hier, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) prévient que « les travaux non conformes, les réceptions complaisantes et les dépenses injustifiées ne seront pas tolérés ». Le département ministériel annonce « des enquêtes techniques approfondies pour déterminer les causes réelles de la dégradation » et « établir les responsabilités ».
Fermeté
Sur le terrain, une délégation gouvernementale a constaté l’ampleur des dégâts. « La priorité porte sur la sécurisation du site et la protection des populations riveraines », indique le MEF. Mais le message dépasse l’urgence. « Ce cas illustre la raison pour laquelle le ministère doit lutter avec fermeté contre les travaux d’aménagement bâclés », insiste-t-il.
« L’argent public doit générer des infrastructures viables et pérennes qui ont des impacts concrets sur la population », martèle le ministère. Il parle d’une « question de sécurité et de survie » et affirme que « les dépenses superflues dans la réalisation des travaux publics ne seront plus tolérées ».
Face à cela, l’Etat exige plus de rigueur. « Les fonds publics doivent servir à financer des infrastructures solides et durables », rappelle le MEF. Il appelle au renforcement du contrôle des dépenses, au suivi strict des chantiers et à la vigilance face aux « avenants excessifs » et aux « paiements sans pièces justificatives ». Conclusion sans ambiguïté : « Il n’y aura aucune complaisance ».

Arh.

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