Les résultats d’un deuxième sondage par enquête réalisée par le Collectif des Citoyens et des Organisations Citoyennes (CCOC), dans la Capitale entre mi-novembre et mi -décembre 2025, auprès d’un échantillon de 1.207 personnes, réparties dans six arrondissements, sont sans appel. La majorité de la population « cible », a dit aspirer à une réforme politique profonde.
Des changements fondamentaux dans le système politique. C’est ce qui ressort de l’enquête initiée par le Collectif des Citoyens et des Organisations Citoyennes (CCOC), par rapport à la conjoncture politique à Madagascar.
Selon les résultats, 65 % des participants souhaitent un changement profond du système politique, 65,2 % soutiennent la révision de la Constitution et 60,3 % sont favorables à la tenue d’un dialogue national. Et 45,8 %, réclament un accord politique pour encadrer la transition.
L’étude montre également que la population de la Capitale, fait face à l’incertitude croissante quant à
l’avenir économique et social (15,3 % en décembre 2025 contre 11,3 % en février 2025). Par contre, le nombre de personnes se déclarant découragées devant la réalité actuelle a connu un léger recul (42,7 % contre 46,2 %). Et 37,6 % des participants restent optimistes contre 40 %, lors de la dernière enquête.
Dans la foulée, la confiance dans les institutions fiables, reste élevée (32,7 %), tandis que celle dans les dirigeants actuels, est en chute libre (42,2 %). Et 23,4% des enquêtes ne font pas confiance à l’opposition et 51,62 % aux communautés internationales.
En revanche, 70,84 % des participants estiment que le FFKM reste des piliers moraux solides tout comme la Société Civile (70 %). Les médias sont considérés comme une source fiable d’informations (66,53 %).
L’objectif de cette enquête est d’éclairer les décisions publiques et de faire connaître les réelles attentes de la population. A ce sujet, le CCOC insiste sur la nécessité d’une transition pacifique et inclusive, fondée sur le partage des responsabilités, une feuille de route claire et le dialogue.
Selon l’organisation, cette période de transition devrait permettre non seulement d’instaurer une stabilité politique, mais aussi de relancer le développement, renforcer l’unité nationale et améliorer significativement le niveau de vie des habitants avec la participation active des citoyens.
S.A




