Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) annonce le lancement d’un audit des procédures de passation du marché liées au barrage hydroagricole de Tolongoina, conduit par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), à partir du 28 janvier. Pour rappel, cette infrastructure a été fragilisée suite aux fortes pluies du week-end dernier.
Selon les données du système informatisé des marchés publics, le contrat a été attribué en 2022 pour un montant de 1,65 milliard d’ariary. Des panneaux sur le site annoncent que la fin des travaux a été prévue en 2024.
« La transparence est une obligation dès lors que des fonds publics sont engagés », souligne le ministère. L’objectif est de vérifier la régularité des procédures. Cet audit devra déterminer les causes exactes de la rupture observée et clarifier les responsabilités de chacun. L’État exige une expertise technique complète. « Nous voulons un constat rigoureux, documenté et fondé sur des faits vérifiés », insiste le ministère.
Traçabilité des dépenses
Le ministère réaffirme sa ligne : traçabilité renforcée des dépenses, contrôle strict des travaux et procédures
de réception rigoureuses.
« Nous soutenons tout mécanisme qui réduit les pratiques à risque, comme les avenants abusifs ou les paiements non justifiés », précise-t-il.
« L’argent du contribuable doit produire des ouvrages solides, durables et conformes aux normes », rappelle le département des Finances. Les autorités rejettent toute tolérance envers « les malfaçons, les réceptions de complaisance ou les surcoûts injustifiés ».
Si des erreurs sont constatées, des suites administratives et judiciaires suivront. « Le principe reste la tolérance zéro face aux dérives qui menacent les fonds publics et la sécurité des populations », conclut le ministère.
Arh.




