Madagascar franchit une étape majeure dans la gestion de ses ressources hydriques. Le pays disposera d’ici trois mois de sa première carte nationale des aquifères, un outil technologique destiné à améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à réduire les échecs de forage.
Le projet a été lancé officiellement dimanche à Ambohijatovo Ambony, à l’issue d’un accord signé entre le gouvernement malgache, à travers le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (Meah), et la société internationale Kula Service Singapour, spécialisée dans les technologies appliquées à la gestion des ressources naturelles.
Selon les autorités, cette cartographie permettra d’identifier avec une fiabilité estimée à 98 % les zones favorables à l’implantation de forages, mettant fin aux investissements hasardeux et aux pertes financières liées aux études insuffisantes.
« Il est essentiel de disposer de données fiables et actualisées, pour prendre les bonnes décisions. Cette carte permettra de localiser avec précision les sites de forages potentiels », a déclaré la ministre de l’Eau, Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina lors de la cérémonie de lancement.
Les données collectées seront progressivement numérisées et rendues accessibles aux institutions publiques, aux opérateurs économiques, aux agriculteurs et aux acteurs du développement. Les rapports seront directement transmis à l’Etat, afin d’être intégrés aux projets d’intérêt public.
Le président de Kula Service a, pour sa part, mis en avant l’importance stratégique des ressources souterraines. « L’eau du sous-sol représente un potentiel considérable, parfois cent fois supérieur aux eaux de surface. Son exploitation doit s’appuyer sur la science et la technologie », a-t-il affirmé, rappelant l’expérience du groupe dans plusieurs pays africains.
Fahranarison




