Redressement de la Jirama: réexamen des conditions du contrat IPP

La révision des contrats liant la Jirama aux producteurs d’électricité indépendants (IPP) s’impose dans le redressement de la compagnie nationale. Réunis à Ambohijatovo Ambony, hier, les dirigeants de la Jirama et leurs partenaires ont annoncé que seuls les contrats jugés non conformes seront révisés. Cette démarche vise à rétablir l’équilibre financier de l’entreprise tout en préservant les intérêts des producteurs.

Le président du Conseil d’administration de la Jirama, le Général Itibar Ottman, évoque l’urgence de la situation. «Il n’y aura jamais de redressement si la Jirama reste endettée». Il précise que la révision ne sera pas généralisée, mais cible les contrats ne respectant pas les clauses établies, conformément au rapport de l’Inspection générale de l’État. L’objectif est d’assainir les engagements contractuels sans fragiliser les relations existantes.
Dans cette dynamique, la Jirama entend instaurer un nouveau standard pour les futurs accords. Le directeur général, le Général Hajatiana Rasolomanana, affirme que «la Jirama ne cherche pas des projets à tout prix. Elle cherche de l’énergie au juste prix pour Madagascar».

Il souligne que les nouveaux partenariats devront répondre à trois exigences : viabilité pour les producteurs, soutenabilité pour le système et stabilité dans la durée.
Cette réorientation s’accompagne d’un virage vers les énergies renouvelables, privilégiées pour leur coût plus compétitif. Les IPP sont d’ailleurs invités à soumettre eux-mêmes des projets innovants afin de renforcer un partenariat jugé essentiel pour l’avenir du secteur énergétique.

Quid des dettes ?

Hormis les contrats, la question sur les dettes de la jirama, évaluées à environ 2.000 milliards d’ariary à la mi-février 2026, a également été abordée. Les responsables de la Jirama évoquent des progrès notables, notamment à travers un traitement structuré des arriérés, le soutien de l’État et la mobilisation d’institutions financières. Une amélioration progressive des paiements est en cours, destinée à restaurer la confiance des partenaires.
Cette rencontre a aussi permis de réaffirmer la vision globale du redressement de la Jirama. Celui-ci repose sur deux piliers : la performance technique et la stabilité financière.

Enfin, le secrétaire général du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), Adolphe Rakotonandrasana, a confirmé la continuité du plan de redressement, «toujours en vigueur, avec des mises à jour en cours», a-t-il indiqué, en référence aux récents contextes nationaux. Une adaptation nécessaire pour maintenir le cap des réformes engagées.

Arh.

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