Flambée des prix de l’énergie et des engrais, désorganisation du transport maritime,
les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font déjà sentir dans d’autres pays.
A cette allure, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui pourrait être touchée. Et à l’instar des autres pays, Madagascar se prépare aux éventuelles répercussions de ce conflit encore loin de sa fin.
La ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison a dirigé hier une réunion à Ambohidahy, afin de discuter des stratégies à adopter face aux éventuelles répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
Elle a souligné que le conflit entre l’Iran et l’Israël pourrait avoir des impacts sur l’accessibilité aux produits de première nécessité (PPN), les échanges commerciaux internationaux ainsi que les prix des carburants. Cette situation risque d’engendrer une inflation sans précédent, fragilisant davantage l’économie de Madagascar.
«Il est nécessaire de mettre en place des mesures rapides, efficaces et adaptées pour faire face aux conséquences de cette crise au Moyen-Orient» a déclaré la ministre.
Cette réunion avait d’ailleurs pour objectif de réfléchir et de définir de concert des actions immédiates, de clarifier les responsabilités de chaque département et de s’accorder sur un mécanisme unique chargé de suivre la mise en œuvre des mesures prises, qu’elles soient à court, moyen ou à long terme.
Dans ce cadre, les différents représentants des ministères, ont participé activement à cette réunion, notamment ceux des Affaires étrangères, de la Sécurité publique, des Travaux publics, du Tourisme et de l’artisanat, de l’Energie et des hydrocarbures, de l’Economie et des finances, de l’Environnement et du développement durable ainsi que de l’Elevage, de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, sans oublier les conseillers techniques du Premier ministre. Tour à tour, ils ont exposé les risques potentiels dans leurs domaines respectifs, tout en proposant des solutions appropriées.
Plusieurs pays africains, dont Maurice, Zimbabwe, Kenya, subissent d’ores et déjà de plein fouet les effets de ce conflit, notamment dans le secteur de l’énergie. Le Gouvernement malgache ne reste pas inactif face à la situation et explore toutes les pistes pour minimiser les répercussions d’une guerre qui tend à s’enliser.
Jean Riana




