Le courage au quotidien

S’il reste encore du chemin à parcourir, les avancées sont bien là. Dans un pays où chaque dépense compte, être parent, c’est déjà un défi au quotidien. Mais pour certains des parents d’enfants en situation de handicap, c’est un véritable parcours du combattant, entre incompréhension sociale, manque d’infrastructures adaptées et contraintes financières.
Les parents d’enfants trisomiques 21, confient qu’ils doivent encore se faire entendre concernant notamment les droits et les besoins de leur progéniture. Et comme les écoles publiques inclusives se font rares, c’est tout un avenir qui semble suspendu.
A l’occasion de la Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme, les parents ont de nouveau fait face à cette réalité. Car derrière les discours et les engagements, il y a surtout des vies, des familles et des choix difficiles. L’autisme nécessite un accompagnement personnalisé et pluridisciplinaire. Mais à raison d’environ 30 000 ariary la séance, trois fois par semaine, la facture est salée, sans parler des frais de scolarisation dans une école adaptée. Le budget mensuel peut frôler le million d’ariary, loin d’être à la portée de tout le monde.
Pour beaucoup de familles, il faut jongler entre le loyer, les factures au quotidien et les dépenses alimentaires… autant de sacrifices silencieux pour donner une chance à son enfant.
Dans ce contexte, l’ouverture d’une Maison de l’autisme à Ampandrana apparaît comme une lueur d’espoir. En facilitant le diagnostic et en proposant un accompagnement adapté, cette initiative marque une avancée concrète vers une éducation plus inclusive. Les solutions sont donc là, à condition de les soutenir et de les multiplier. Et justement, il faudra encore trouver les moyens d’y parvenir car ce n’est malheureusement pas encore la priorité du moment.

Rakoto

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