Le rideau est tombé sur le CEO Summit Indian Ocean, organisé les 9 et 10 avril au Novotel Antananarivo. Pendant deux jours, décideurs publics et privés ont affiché la volonté de passer d’une logique de dialogue à une dynamique d’exécution, avec des engagements concrets, mesurables et suivis dans le temps. Acta non verba !
Au cœur des échanges, trois décisions structurantes ont été adoptées. La première prévoit la «création d’une plateforme d’échanges économiques régionaux», dans l’objectif de faciliter les connexions entre acteurs, stimuler les partenariats et accélérer la mise en œuvre des opportunités identifiées.
La deuxième résolution place «l’agribusiness au centre de la stratégie régionale». Les participants le considèrent comme une clé de voûte pour renforcer la souveraineté économique et alimentaire. Il ne s’agit plus d’un simple secteur, mais d’un pilier pour l’avenir de la région.
Enfin, la troisième ambition vise à «renforcer l’innovation et l’intelligence économique». Les acteurs souhaitent améliorer leurs capacités d’analyse, d’anticipation et de prise de décision à l’échelle régionale.
Coopération économique renforcée
Aux termes des échanges entre les différents acteurs, le sommet a été marqué par la signature de deux partenariats multiacteurs. Un accord entre le ministère malgache de l’Industrialisation, le ministère malgache en charge du Commerce et celui de l’Industrie et du Commerce de Guinée, ouvre de nouvelles perspectives en matière d’industrialisation et d’investissements. Par ailleurs, la collaboration entre l’Economic Development Board of Madagascar et La Réunion Développement vient consolider les liens économiques dans l’océan Indien.
Pour Tiana Rasamimanana, co-initiateur du sommet, «il est essentiel de renforcer la coopération entre nos pays africains et de concrétiser cette intégration régionale». Cet opérateur économique prône une approche pragmatique, fondée sur trois piliers : «Le secteur public, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers doivent travailler ensemble. Leur coordination est indispensable pour avancer efficacement».
S’adressant aux autorités, il appelle à une mobilisation collective : «Les gouvernements sont prêts. Le secteur privé aussi. Il faut maintenant être à la hauteur des attentes. Nous sommes prêts à avancer. Place désormais aux actes, pas seulement aux paroles».
Il se félicite également du succès de cette deuxième édition : «Elle a répondu à nos attentes. La réussite et la satisfaction des participants restent notre plus grande récompense». Quant à la prochaine édition, prévue en 2027 à La Réunion, elle s’annonce déjà comme une étape décisive. Elle devra confirmer les engagements pris avec des résultats concrets.
Arh.




