Valorisation des productions agricoles: secteur public et privé sur la même longueur d’onde

Les échanges qui se sont déroulés lors de la 12e édition du Salon de la créativité Voatra, qui s’est tenu les 17 et 18 avril derniers au Novotel Ivandry ont permis de mettre les secteurs public et privé sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’accélération de la valorisation des productions agricoles malgaches et le renforcement de leur compétitivité.
Le Groupement des exportateurs d’huiles essentielles et extraits de Madagascar (Gehem), représenté par son président d’honneur, Olivier Rakotoson, et sa Di­rectrice exécutive, Judith Ricatti, a pris part à un panel stratégique dédié à la transformation agro-industrielle. Cette intervention lui a permis de mettre en lumière le rôle stratégique de la filière des huiles essentielles, perçue comme un véritable levier de création de valeur et d’exportation pour la Grande Ile. Le groupement a également profité de l’occasion pour rappeler ses ambitions en ligne avec le pacte de l’industrialisation, à savoir atteindre un milliard de dollars de chiffre d’affaires à l’export à l’horizon 2040.
Le secteur public, à travers les institutions incluant le ministère de l’Industria­lisation et du développement du secteur privé, le ministère du Commerce et de la consommation ainsi que le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, a présenté l’état des lieux concernant les projets phares et les stratégies déployées pour soutenir l’agribusiness, stimuler la transformation industrielle et faciliter l’accès aux marchés.
Les défis structurants de l’agro-industrie ont été abordés lors des échanges, notamment en matière d’infrastructures, de cadre réglementaire et d’accès aux marchés. Ces discussions ont permis de mettre sur table les opportunités concrètes en vue du renforcement de la collaboration entre acteurs publics et privés. Du côté du secteur privé, la volonté d’aller de l’avant est plus que perceptible. C’est le cas du Gehem, qui a affirmé rester pleinement engagé pour faire des huiles essentielles un moteur clé de la transformation agro-industrielle, de l’exportation et de la croissance durable pour Madagascar.

Jean Riana

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