Les autorités malgaches poursuivent leurs efforts dans le cadre du maintien de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa). Des discussions stratégiques se sont déroulées lors du Conclave Agoa 2026, hier au Carlton Anosy.
A cette occasion, Madagascar a exprimé sa volonté de proposer une stratégie claire et équilibrée à ses partenaires américains, fondée sur des intérêts communs tout en préservant les priorités nationales.
Faisant suite à une réunion technique dédiée à l’élaboration d’une feuille de route tenue la semaine dernière à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo (CCIA), ces échanges ont pour objectif de préparer les prochaines étapes, notamment la soumission de propositions en mai et les discussions prévues au mois de juillet. Il s’agit, entre autres, de permettre à Madagascar de préserver et d’optimiser son accès préférentiel au marché américain, en particulier pour le secteur textile, pilier de l’économie nationale.
Plusieurs hauts responsables, incluant la ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison, le ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimananjato, ainsi que la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, ont participé à cette table ronde, avec l’intervention de l’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, ainsi que des représentants du secteur privé.
Garantir la stabilité
À l’approche du mois de juillet 2026, période propice aux commandes internationales, les participants ont insisté sur l’urgence de garantir la stabilité et la continuité de cet avantage commercial. Il est à noter que les échanges commerciaux entre Madagascar et les États-Unis ont connu un recul en 2025 avec un repli de 3,7 % à la clé.
Parmi les priorités évoquées, le maintien des mécanismes autorisant l’utilisation de matières premières importées, indispensables à la compétitivité des entreprises locales, tout en envisageant le développement progressif de la production nationale.
En parallèle, l’amélioration du climat des affaires a également été jugée essentielle, à savoir « La simplification des procédures commerciales, la digitalisation et l’alignement sur les normes internationales ».
Jean Riana




