Télécommunications: Airtel Africa plaide pour un choc fiscal en faveur du numérique

A Kinshasa, lors des États généraux du secteur des postes et télécommunications, le responsable de la réglementation d’Airtel Africa, Daddy Mukadi, a lancé un appel pressant aux gouvernements africains. Il demande une refonte des politiques fiscales afin d’accélérer l’inclusion numérique sur le continent.
Face aux autorités et aux acteurs du secteur, il plaide pour un changement de perception. « Le secteur des télécommunications ne peut plus être considéré comme un simple secteur de soutien. C’est désormais un secteur clé », a-t-il déclaré. Selon lui, tous les domaines, de la santé à la finance, dépendent désormais du numérique pour se développer.
Le mobile représente déjà un moteur économique majeur en Afrique, avec une contribution estimée à 220 milliards de dollars en 2024. Pourtant, malgré une couverture réseau atteignant 95 % de la population, près de trois Africains sur quatre restent exclus du numérique.

Réduire la fracture numérique
Le principal obstacle reste le coût des équipements. Daddy Mukadi propose ainsi des mesures concrètes. « Une exonération temporaire des taxes sur les smartphones d’entrée de gamme permettrait de réduire la fracture numérique », a-t-il expliqué. Il suggère également de supprimer les droits de douane sur les équipements télécoms pendant plusieurs années pour favoriser l’expansion des réseaux.
Pour lui, ces réformes sont indispensables. « Ces mesures contribueraient à mettre en place une technologie numérique inclusive et durable », a-t-il affirmé, ajoutant qu’elles faciliteraient l’accès des populations et des entreprises à l’économie digitale. Enfin, il appelle à une collaboration étroite entre États et secteur privé. L’objectif : bâtir un cadre réglementaire stable, propice à l’innovation et aux investissements durables.

Arh.

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