ProSAR: Six ans d’actions et un impact durable

Après six années d’intervention dans la région Atsimo Atsinanana, le Projet pour la sécurité alimentaire, nutrition et renforcement de la résilience (ProSAR) boucle ses activités avec des résultats jugés significatifs. Mis en œuvre par la GIZ pour le compte de la coopération allemande, le programme laisse derrière lui des acquis concrets et des pistes pour l’avenir.
Dans un pays où près de 40 % de la population souffre de malnutrition chronique et où l’insécurité alimentaire touche plus de six personnes sur dix, ProSAR a misé sur une approche intégrée. Le projet a accompagné plus de 26.000 bénéficiaires directs, en grande majorité des femmes, dans 70 fokontany dans l’Atsimo Atsinanana.
Sur le terrain, les actions ont ciblé plusieurs leviers. Des milliers de femmes ont été formées à l’agriculture sensible à la nutrition, à l’hygiène, à la santé et à la gestion financière, a-t-on indiqué en marge de la présentation des résultats du projet, hier à l’hôtel Ibis Ankorondrano. D’autres ont bénéficié d’un appui à la production, à la conservation des aliments et à des activités génératrices de revenus. Résultat : une amélioration notable des pratiques alimentaires et de l’autonomie économique des ménages.

Défis importants
« Derrière ces chiffres, il y a des visages, des familles transformées. Ce sont des mères capables d’offrir une meilleure alimentation à leurs enfants et des femmes devenues actrices du développement local », souligne-t-on au ministère de l’Agriculture.
Le projet a également validé l’efficacité d’une approche multisectorielle. Agriculture, nutrition, santé, hygiène et inclusion financière ont été combinées pour agir sur les causes profondes de la malnutrition. « Investir dans la nutrition des femmes et des enfants, c’est investir dans l’avenir de Madagascar », affirme un représentant de la GIZ Madagascar. « Une approche intégrée, ancrée localement, peut transformer durablement les communautés ».
Aussi, ProSAR a renforcé les dispositifs publics : coordination des politiques nutritionnelles, promotion de la fortification alimentaire, création d’un laboratoire d’analyse et soutien aux initiatives locales.
Mais les défis restent importants. Pauvreté, chocs climatiques et malnutrition persistante freinent les progrès. Les résultats obtenus apparaissent encourageants, mais insuffisants face à l’ampleur des besoins.
La clôture du projet ouvre ainsi une nouvelle phase. Les acteurs appellent à amplifier les approches intégrées, à renforcer la gouvernance et à investir davantage dans la nutrition.

Arh.

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