Après le Covid, …

Quelques années seulement après la pandémie de Covid-19, voilà qu’un nouveau nom commence à circuler dans les médias internationaux, il s’agit du hantavirus. Certes, aucun cas n’a encore été signalé à Madagascar, et il convient d’éviter toute panique inutile. Mais dans un monde désormais marqué par la circulation rapide des maladies, des personnes et des marchandises, aucun pays ne peut se permettre de croire qu’il est totalement à l’abri.
D’ailleurs, le simple fait que le mot « virus » réapparaisse dans l’actualité suffit déjà à réveiller des souvenirs encore douloureux. Confinements, frontières fermées, économie paralysée, tourisme à l’arrêt, chômage, peur collective… Le Covid-19 a laissé des traces profondes.
Or, justement, Madagascar mise aujourd’hui beaucoup sur le tourisme, malgré le contexte politique, comme moteur de relance économique. A priori, le pays dispose d’atouts exceptionnels avec sa biodiversité unique, ses plages paradisiaques, ses réserves naturelles ou encore sa richesse culturelle. Mais le tourisme est aussi un secteur extrêmement sensible à la moindre alerte sanitaire. Une simple inquiétude mondiale peut suffire à fragiliser toute une chaîne économique.
C’est pourquoi la situation actuelle doit être observée avec responsabilité. Il ne s’agit pas de céder à la peur, encore moins d’alimenter les rumeurs qui circulent souvent plus vite que les informations scientifiques. Il apparaît d’ailleurs que le hantavirus existe depuis longtemps et se transmet principalement par des rongeurs infectés. Les spécialistes rappellent en outre qu’il ne présente pas, à ce stade, le même niveau de propagation mondiale que le Covid-19. Et c’est bien ainsi. Car dans une économie mondiale interconnectée, les crises sanitaires ne connaissent ni frontières ni éloignements géographiques et la prévention vaut toujours mieux.

Rakoto

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