Initialement prévue pour début mai, selon le calendrier présenté à la Sadc, la concertation nationale accuse désormais plusieurs semaines de retard sans qu’aucune structure opérationnelle ne soit encore mise en place. Pour les détracteurs du régime de la Refondation, cette situation est due à un manque de préparation. Les autorités ne sont pas rompues aux arcanes du processus.
Et maintenant,le Comité technique de la Primature chargé de coordonner la concertation nationale, qui devrait être mis en place la semaine dernière, reste au stade de l’effet d’annonce. Sa création résulte de la réunion préliminaire du 3 juin entre les autorités de la Refondation et le Conseil des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), pour donner de l’élan à cette initiative nationale. Il doit jouer un rôle central dans l’organisation du processus en définissant les points clés du processus de consultation ainsi que le calendrier.
Les observateurs commencent à se demander, quelles sont les raisons de ce retard. Certains avancent que les têtes pensantes n’arrivent pas à concilier leurs points de vue différents et à trouver un accord sur les objectifs et les modalités. D’autres s’interrogent sur la capacité des institutions à respecter leurs propres engagements. Chaque report risque d’affaiblir la crédibilité du processus aux yeux de la population et des partenaires régionaux, alors même que la confiance dans les institutions demeure fragile.
Le processus de Concertation nationale peine à trouver son cap. Alors que le régime en place n’a pas intérêt à faire traîner les choses au risque de renforcer la défiance des citoyens envers le pouvoir public et d’accentuer les tensions entre les acteurs politiques.
Rakoto




