Alors que le gouvernement vient d’approuver le versement d’une ‘indemnité de logement de 200.000 ariary, à l’ensemble des fonctionnaires, le secrétaire général de la plateforme syndicale Randrana Sendikaly, Barson Rakotomanga, remet sur le tapis les revendications des travailleurs du secteur privé et donne jusqu’au 26 juin à Etat, pour les satisfaire.
«L’enfant qui ne pleure pas n’obtient pas le sein», a lancé hier, Barson Rakotomanga, dans une déclaration publique. Le secrétaire général de la plateforme syndicale Randrana Sendikaly, dénonce un traitement qu’il juge déséquilibré entre les différentes composantes du monde du travail. Face à cette situation Randrana Sendikaly fixe désormais un ultimatum au gouvernement. Elle attend notamment la publication du décret portant le salaire minimum de base à 360.000 ariary pour la catégorie M1, avec une augmentation progressive pour les catégories supérieures.
Le syndicat réclame également la nomination du directeur général de la Cnaps, la mise en place des membres des comités de gestion au sein des services médicaux interentreprises (SMIE) ainsi qu’une revalorisation des pensions des retraités affiliés à la caisse de prévoyance sociale. Et ces revendications devront être satisfaites avant le 26 juin. A défaut, les travailleurs du privé pourraient engager un mouvement de protestation de grande ampleur.
Déséquilibre profond
Dans sa déclaration, le responsable syndical s’appuie sur l’image de la «Broken Chair», la célèbre sculpture installée sur la place des Nations à Genève. Cette chaise géante au pied cassé symboliserait, selon lui, la situation actuelle du monde du travail à Madagascar, un système qui avance malgré un déséquilibre profond.
«Il manque un pied à cette chaise», affirme-t-il, estimant que les mesures récemment prises par les autorités profitent essentiellement aux fonctionnaires et à certains groupes capables de se mobiliser rapidement, tandis que les salariés du secteur privé demeurent en marge des priorités gouvernementales.
Le secrétaire général de Randrana Sendikaly évoque également plusieurs décisions de l’Etat, dont la gestion des différentes indemnités, les revendications budgétaires de certaines institutions ainsi que les affaires liées aux exonérations fiscales irrégulières. S’il reconnaît que certaines évolutions vont dans le sens du changement, il regrette l’absence de mesures concrètes en faveur des travailleurs du secteur privé.
Tivo Rasam




