BEPC: grogne des parents contre les dispositifs anti-fraude

Des parents dénoncent des mesures disproportionnées. L’interdiction des sacs, gourdes, bouteilles d’eau, bonnets, gants et vêtements à capuche, ainsi que la fermeture temporaire des cybercafés et commerces situés à proximité des centres, alimentent les critiques. Plusieurs familles estiment que ces mesures, bien qu’annoncées comme des outils de lutte contre la fraude, imposent des contraintes importantes aux candidats.

La fermeture des cybercafés est notamment pointée du doigt. Cer­tains parents trouvent que cette mesure est peu pertinente dans la mesure où les élèves sont déjà placés sous surveillance stricte durant les heures d’épreuves, dans les salles d’examen. Un père de famille ayant accompagné sa fille au centre d’examen, estime que l’approche privilégie trop les restrictions au détriment de l’organisation globale.
« Si l’Etat veut réellement engager une réforme, ou une refondation de l’éducation, il devrait d’abord concentrer ses efforts sur l’amélioration des conditions d’organisation des examens et de l’environnement dans lequel ils se déroulent, plutôt que de multiplier des interdictions dont l’efficacité reste à démontrer, comme celles interdisant les gourdes, les bouteilles d’eau, les sacs, les bonnets ou encore les gants », a-t-il déploré.
Et d’ajouter, « ces dispositifs pourraient être gérées autrement, notamment par un renforcement des contrôles à l’entrée des centres d’examen et une surveillance plus rigoureuse pendant le déroulement des épreuves. »
Au CEG Nanisana ou encore à Sabotsy-Namehana, d’autres parents évoquent également des difficultés logistiques pour les candidats non accompagnés, notamment en l’absence de dispositifs clairs relatifs au dépôt des effets personnels à l’entrée des centres d’écrits.

Sans incident majeur
Dans ce climat de contestation, les épreuves du BEPC se sont néanmoins déroulées dans des conditions globalement calmes et sans incident majeur à Antananarivo et dans plusieurs centres du pays. L’ouverture officielle a été effectuée au Lycée Moderne Ampefiloha, en présence de la ministre de l’Education nationale, Sendra Nirina Rajaonarison et des membres du gouvernement en charge du secteur éducatif. Elle a rappelé l’objectif central du dispositif : « Un examen national propre et sans fraude, pour un pays crédible et fiable».
Des descentes ont également été effectuées dans plusieurs centres, notamment au CEG Antanimba­rinandriana, au Lycée Jean Joseph Rabea­rivelo et au CEG Betsimi­tatatra, afin de s’assurer du respect des consignes. Malg­ré les tensions exprimées en amont et autour des centres, la première journée du BEPC 2026 s’achève sans anicroche et avec une organisation globalement maîtrisée.
Les premières épreuves, notamment en langue malgache et en SVT, ont par ailleurs été jugées accessibles par une majorité de candidats interrogés à la sortie des salles. Dans le même temps, un phénomène persistant attire l’attention : sur les réseaux sociaux, des vendeurs de prétendus “faux sujets” continuent de cibler des candidats, malgré les mises en garde répétées des autorités.

Fahranarison

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