Les autorités passent à l’offensive contre les vendeurs de prétendus sujets du BEPC. Le ministère de l’Education nationale (Men) annonce que plusieurs plaintes ont déjà été déposées et prévient que toute personne impliquée dans la vente ou la diffusion de fausses épreuves s’expose à des poursuites et à des sanctions prévues par la loi. Les auteurs de ces actes risquent des poursuites pour fraude et escroquerie. A quelques jours de la fin des épreuves, les réseaux sociaux, notamment Facebook, continuent d’être inondés d’annonces promettant des « sujets officiels » contre rémunération, voire gratuitement. Le ministère est catégorique : il s’agit d’informations mensongères destinées à tromper les candidats et leurs familles.
Aucune personne, aucun groupe et aucune page Facebook ne sont habilités à vendre ou à partager les sujets du BEPC. Le ministère insiste d’ailleurs sur le fait qu’il n’existe aucun sujet officiel mis en vente ou distribué avant les examens.
Tolérance zéro contre les fraudeurs
Le département de l’Education nationale affirme avoir déjà engagé des procédures judiciaires contre plusieurs auteurs présumés de ces pratiques frauduleuses. Parallèlement, les comptes et pages Facebook suspectés de diffuser ces fausses informations font l’objet d’une surveillance étroite. Les résultats des enquêtes ainsi que les sanctions appliquées seront rendus publics afin de servir d’exemple et de dissuader toute tentative de fraude, tout en préservant la crédibilité des examens officiels.
Pour garantir la confidentialité des sujets, le ministère rappelle que des mesures de sécurité strictes sont appliquées tout au long du processus. Outre la collaboration avec les forces de l’ordre, les épreuves sont placées dans des enveloppes inviolables qui ne peuvent être ouvertes qu’à quelques instants du début des examens. La sécurisation du transport et du stockage des documents officiels a également été renforcée afin d’empêcher toute fuite éventuelle.
Face à la multiplication des arnaques en ligne, le ministère appelle les candidats, les parents et l’ensemble des citoyens à ne pas croire ni partager les publications évoquant de prétendues fuites de sujets. Il les invite également à ne pas dépenser d’argent pour ces faux documents et à signaler immédiatement aux autorités compétentes tout cas suspect. L’objectif est clair : protéger l’intégrité du BEPC et mettre fin au commerce frauduleux qui prospère autour des examens officiels.
Fahranarison




