Contrôle fiscal au premier trimestre 2026: plus de 43 milliards d’ariary mis en recouvrement

Grâce aux contrôles ciblés effectués sur des dossiers, à forts enjeux financiers, menés par la Direction générale des impôts (DGI), le montant de la fraude fiscale détectée et récupérée, a bondi de 70,7% au premier semestre 2026, soit de 43,33 milliards récupérés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Nouvelle stratégie de lutte contre la fraude fiscale. Au lieu de multiplier les contrôles, la DGI concentre désormais ses interventions sur les dossiers présentant les risques de non-conformité fiscale les plus élevés.
Au premier semestre 2026, les contrôles menés auprès des grandes entreprises ont permis de récupérer 41,27 milliards d’ariary, contre 23,60 milliards d’ariary durant la même période en 2025, soit une hausse exceptionnelle de 74,9 %. 119 dossiers ont fait l’objet de contrôlé, largement en baisse par rapport à 2025, avec 435 dossiers passés au crible.
En douze mois, le nombre de dossiers examinés a donc diminué de plus de 70 %, soit 119 dossiers contrôlés, contre 435 durant la même période de l’année précédente, alors que les recettes ont fortement augmenté. Dans ce cas, le montant des droits recouvrés, est supérieur à celui de l’année 2025 avec 11,48 mil­liards Contre 16,44 mil­liards d’ariary.
Et avec un taux de 71%, la courbe est aussi à la hausse au niveau des administrations fiscale et douanière. Le contrôle a permis de redresser 43,33 milliards d’ariary au premier semestre 2026, contre 25,38 mil­liards d’ariary durant la même période en 2025. Et les amendes et pénalités ont plus que doublé, passant de 12,11 milliards à 24,84 mil­liards d’ariary.
D’après les explications fournies, le rendement moyen par dossier, est passé d’environ 54 millions d’ariary au premier semestre 2025 à près de 347 millions d’ariary en 2026. Chaque dossier contrôlé a ainsi rapporté, en moyenne, six fois le montant enregistré l’année précédente.
Pour la Direction générale des douanes (DGD), la lutte contre la fraude a permis de notifier 2,06 mil­liards d’ariary de droits et taxes supplémentaires, à partir de 36 dossiers traités au premier semestre 2026. C’est une hausse significative de 15,7% car sur la même période den 2025, la recette était à 1,78 milliard d’ariary.

Marchandises illégales saisies
Suite aux opérations de surveillance au niveau des douanes, des marchandises non déclarées ont également été interceptées, au premier semestre 2026. De produits aurifères pesant plus de 12 kilogrammes d’or, ont été saisi, ainsi que des pierres précieuses et de devises, d’une valeur de 95 050 euros, sans oublier des espèces sauvages, comme les lémuriens et les tortues radiata.

Priorité aux dossiers à forts enjeux
Pour l’Etat, ce ciblage répond à un double objectif : protéger les recettes publiques et renforcer l’équité fiscale. Lorsque certains opérateurs réduisent artificiellement leur contribution, les entreprises respectant leurs obligations peuvent en effet subir une forme de concurrence déloyale. En concentrant ses contrôles sur les dossiers à fort enjeu, la DGI cherche à récupérer davantage de recettes tout en évitant une dispersion de ses moyens.
Cependant, le renforcement du contrôle ne doit pas se faire au détriment de la sécurité juridique. Les entreprises doivent pouvoir connaître les motifs des redressements, présenter leurs observations et exercer leurs voies de recours. La transparence des procédures, la stabilité des règles et le respect du principe contradictoire sont essentiels pour préserver la confiance entre l’administration et le secteur privé.

Rakoto

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