Production d’électricité: un déficit de 29 MW perturbe le réseau d’Antananarivo

Le Réseau interconnecté d’Antananarivo (Ria) fait face à un déficit de production d’électricité de 29 mégawatts (MW). Ce manque à gagner provoque des perturbations dans l’approvisionnement de la capitale et de ses environs. La Jirama attribue cette situation à la combinaison d’une panne technique sur la turbine à combustion (Tac) d’Ambohimanambola et à la baisse critique du niveau d’eau des barrages d’Andekaleka et de Mandroseza, en pleine saison sèche.

Le directeur auprès de la Jirama en charge du Ré­seau intercon­necté d’Anta­­­nanarivo (Ria), Solo­fonan­te­naina Rakotonan­draina, a assuré lors d’une descente à Ambo­himanam­bola hier : «Nos équipes sont mobilisées à 100 % afin de réguler au mieux la distribution de l’électricité disponible en attendant le rétablissement complet des installations», a-t-il avancé.
Le responsable explique que le niveau d’eau du barrage d’Andekaleka, a atteint le seuil d’alerte fixé à 357,7 mètres. Cette situation a contraint les techniciens à arrêter immédiatement deux groupes de production, afin de préserver les équipements et d’éviter des dommages plus importants. La Jirama privilégie ainsi la conservation des réserves hydrauliques jusqu’au retour des pluies, attendu vers la mi-novembre.
Parallèlement, un incident mécanique affecte un des groupes de la centrale Tac d’Ambo­hi­manambola. Cette centrale, remise en service il y a seulement un mois pour renforcer la production électrique de la ca­pitale, fonctionne actuellement en capacité réduite, aggravant le déficit de production.

Les centrales thermiques sollicitées

Malgré l’apport de 50 MW fourni par la centrale solaire, la production reste insuffisante durant l’hiver. La diminution de l’ensoleillement réduit le rendement des installations photovoltaïques. Pour maintenir l’équilibre du réseau, la Jirama prévoit d’accroître le recours aux centrales thermiques, tout en reconnaissant que cette solution reste vulnérable à d’éventuelles pannes.
L’entreprise concentre également ses efforts sur la remise en service du groupe Tac 3, dont le redémarrage devrait permettre d’injecter près de 18 MW supplémentaires dans le réseau. L’objectif est de préserver l’eau des barrages pendant la journée afin de répondre au pic de consommation observé entre 18 heures et 21 h 30.
Si aucun calendrier précis de retour à la normale n’a été annoncé, la Jirama affirme que la situation demeure plus favorable que lors des précédentes saisons sèches. «Le retour à la normale dépendra à la fois de la réparation des équipements d’Ambohimanambola et de l’évolution des réserves hydrauliques», a précisé Solofonantenaina Rakotonandraina.

Arh.

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