Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a lancé hier, à Antaninarenina, un atelier multi acteur, consacré à l’amélioration de la gestion des recettes communales et la transparence des finances publiques, notamment les taxes perçues sur les marchés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).
Des représentants d’organisations non gouvernementales, de la société civile, des confessions religieuses, des associations de commerçants ainsi que des contribuables, ont proposé une réforme allant dans ce sens, ayant pour finalité une meilleure utilisation des recettes publiques, pour contribuer au développement des infrastructures locales.
Les participants ont aussi identifié les failles et les facteurs susceptibles de favoriser la corruption, tout en avançant des solutions pour sécuriser la perception des recettes et à dissiper les soupçons de mauvaise gestion des fonds publics. Les résultats des mesures adoptées feront l’objet d’une première évaluation dans un délai de trois mois.
Selon Timoty Razarasoa, chef du département Education et prévention du Bianco, l’institution n’a pas pour mission d’appliquer la loi dans ce cadre, mais de prévenir les risques. Cet atelier doit permettre d’analyser les mécanismes de collecte, d’identifier les points de vulnérabilité et de formuler des recommandations destinées à améliorer les performances des collectivités.
Le responsable souligne que de nombreuses communes enregistrent les niveaux les bas de recettes. Il salue toutefois la volonté de certaines d’entre elles, dont la CUA, de collaborer avec le Bianco afin d’améliorer leur gouvernance budgétaire. L’objectif est d’augmenter de manière tangible les recettes fiscales, après la mise en œuvre des recommandations, entrainant des retombées durables pour les habitants.
Pour Thierry Ralaiarison, premier vice-président de la Délégation spéciale de la ville d’Antananarivo, la gestion des marchés constitue l’une des priorités de la municipalité. Et dans cette optique, l’amélioration des procédures de collecte des taxes s’aligne sur la politique nationale de lutte contre la corruption.
Le Bianco mène parallèlement des actions similaires dans plusieurs centaines de communes rurales à travers le pays.
N.A




