Projet Ankizy: accroître l’employabilité des jeunes

Près de 3.000 enfants vulnérables ont bénéficié du projet « Ankizy » en neuf ans, dépassant largement l’objectif initial de 2.000 bénéficiaires. Clôturé officiellement ce mois-ci par l’Association Sœur Emmanuelle (Asmae Madagascar), le ministère de l’Education nationale (Men), leurs partenaires et avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), le programme a renforcé l’inclusion scolaire et sociale des enfants de 3 à 12 ans dans la région Analamanga. L’initiative entend poser les bases des compétences qui favoriseront demain l’employabilité des jeunes.
Le projet a accompagné quatre centres d’accueil pour enfants vulnérables grâce à des appuis financiers et techniques. Il a permis de former les équipes éducatives, d’améliorer les conditions d’apprentissage et de soutenir le fonctionnement des structures.
« Nous avons apporté un accompagnement financier et technique, tout en adaptant nos interventions aux besoins identifiés sur le terrain », a expliqué la responsable d’Asmae Mada­gascar, Vatosoa Rehareha Andriamiarana.
Au total, 2.800 autres enfants ont également profité indirectement des retombées du projet. Des outils pédagogiques, élaborés avec le ministère de l’Education nationale, ont été produits pour développer les compétences sociales, l’expression des enfants et la qualité de l’enseignement. Selon les responsables, ces acquis complètent les performances scolaires et contribuent à préparer les jeunes aux exigences du monde professionnel.
Pour assurer la continuité des actions, le projet laisse un réseau de 22 formateurs issus de la société civile et de plus de 200 formateurs nationaux et régionaux du ministère. « Le projet Ankizy a permis de bâtir une expertise locale durable. Relier ces compétences aux partenaires financiers permettra de transformer les réussites locales en références nationales », fait valoir Asmae Madagascar.
Les partenaires appellent désormais à une mobilisation durable afin de diffuser ces outils pédagogiques à l’échelle nationale et d’investir davantage dans le capital humain, considéré comme un facteur essentiel de l’employabilité des futures générations.

Arh.

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