En marge du 46e Sommet de la Sadc à Durban (Afrique du Sud), le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, s’est entretenu hier avec le président Michaël Randrianirina. La situation politique à Madagascar a été abordée ainsi que le processus devant conduire aux prochaines élections. A cette occasion, Cyril Ramaphosa a affirmé que la Sadc reconnait le pouvoir actuellement en place à Madagascar.
Le président sud-africain, qui assure la présidence en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc), a expliqué que seuls les chefs d’Etat et de gouvernement reconnus par l’organisation régionale, sont invités au 46e Sommet de l’organisation régionale. La présence de Mickaël Randrianirina et de sa délégation constitue ainsi un signe de reconnaissance politique du régime de la Refondation.
Au cours de cette rencontre, Michaël Randrianirina a indiqué que son gouvernement engage des consultations politiques pour préparer la prochaine étape du processus politique et surtout la gestion des élections. Il a également annoncé que les premières élections devraient se tenir en juillet 2027 et précisé que la mise en œuvre des programmes de la Refondation, devrait se poursuivre au-delà du scrutin.
Soutien de Pretoria
Pour sa part, Cyril Ramaphosa a salué les efforts entrepris par les autorités malgaches dans le cadre du processus de Refondation. Il a également assuré Madagascar du soutien de Pretoria. « Vous ne luttez pas seuls, nous sommes ici, prêts à vous soutenir et à vous aider », a-t-il déclaré.
La portée politique de la déclaration de Cyril Ramaphosa devra toutefois être appréciée à l’aune des positions formelles de la Sadc. Dans un communiqué, l’Etat malgache indique que la participation de Michaël Randrianirina au sommet confirme la reconnaissance de l’organisation régionale, pour la République de la Refondation de Madagascar.
Ce soutien constitue un atout majeur pour le gouvernement malgache, car il renforce sa position dans les discussions régionales et facilite la coopération avec les Etats membres de la Sadc. En effet, la rencontre a également porté sur les perspectives de coopération économique entre les deux pays. Madagascar souhaite effectivement renforcer ses relations avec l’Afrique du Sud dans les secteurs des infrastructures, des ressources minières et des ressources maritimes.
Plus qu’un rendez-vous diplomatique, le sommet de Durban est une étape importante dans la bataille pour la légitimité du pouvoir malgache et dans la préparation des prochaines échéances politiques au pays.
Mais à Durban, Madagascar arrive avec un dossier qu’il ne pourra pas défendre par de simples déclarations. Il s’agit de la crédibilité de sa transition. Depuis décembre 2025, l’organisation régionale réclame un dialogue national inclusif, conduit par les Malgaches, assorti d’une feuille de route et de réformes capables de ramener le pays vers l’ordre constitutionnel.
Tivo Rasam




