Marché du nickel: les prix reculent, Madagascar reste attentif

Malgré une nette évolution au premier semestre, le cours mondial du «métal du diable» reste toutefois sous haute surveillance, dépendant fortement de l’offre mondiale et de la demande industrielle.
A la Bourse des métaux de Londres (LME), le nickel au comptant cotait autour de 16.110 dollars la tonne début août, tandis que le contrat à trois mois se situait autour de 16.320 dollars. Ces niveaux contrastent avec ceux observés quelques mois plus tôt.
Sur les six derniers mois, le marché a connu plusieurs mouvements brusques. Le nickel au comptant évoluait autour de 16.540 dollars la tonne début février, avant de progresser jusqu’à 18.000 dollars fin février. La hausse s’est ensuite accélérée début juin, où le cours a dépassé 19.000 dollars la tonne, atteignant même 19 170 dollars au comptant le 2 juin.
Le mouvement s’est en­suite inversé. Fin juin, le prix était retombé vers 16 275 dollars, puis a touché environ 16 065 dollars début juillet. Cette correction reflète notamment les tensions autour de l’offre mondiale. L’Indonésie garde la main et cherche désormais à mieux contrôler sa production et ses exportations. Jakarta a d’ailleurs réduit plusieurs quotas miniers en 2026 afin de soutenir les prix et les recettes publiques.

Demande constante

La demande reste également déterminante. Le nickel alimente principalement la production d’acier inoxydable, tout en intervenant dans certaines technologies de batteries et d’alliages industriels.
A Madagascar, le nickel constitue un produit d’exportation majeur. En 2025, la production de la mine d’Am­ba­to­vy à Moramanga a atteint en­viron 29 000 tonnes de nickel et 2.700 tonnes de cobalt. Ce volume reflète le niveau d’activité de l’an dernier, avant l’arrêt temporaire du site causé par le passage du cyclone Gezani en février 2026.
Après cet arrêt provoqué par le cyclone Gezani, Am­batovy a repris progressivement sa production en mars 2026. Cette reprise intervient alors que les prix mondiaux restent très fluctuants. Pour Madagascar, chaque mouvement du cours du nickel compte, car il influence directement les recettes d’exportation et les perspectives du secteur minier.

Arh.

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