Universités publiques: le Seces réclame 300 postes en urgence

Les universités publiques pourraient-elles manquer bientôt d’enseignants au point de devoir réduire leurs activités ? C’est le risque que brandit le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces), qui réclame 300 des 1.000 postes budgétaires encore disponibles en 2026 pour renforcer les effectifs.

Le signal d’alarme est lancé. Dans plusieurs filières, le déficit d’enseignants devient suffisamment préoccupant pour faire craindre des perturbations, voire la fermeture de certaines universités publiques. Pour le Seces, l’affectation de 300 postes au secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique permet­trait de répondre en ur­gence aux besoins les plus criants.
La situation intervient alors que les établissements publics doivent continuer à accueillir de nouveaux étudiants et à assurer leurs missions d’enseignement et de recherche avec des ressources humaines déjà limitées. Pour le syndicat, laisser persister ce déficit reviendrait à fragiliser davantage le fonctionnement des universités et la qualité de l’encadrement académique.

Le numérique ne peut pas remplacer les enseignants
Si les outils numériques peuvent contribuer à absorber une partie de la pression, ils ne sauraient, selon le syndicat, constituer une réponse durable à la pénurie de personnel. L’enseignement su­périeur repose également sur l’encadrement pédagogique, la recherche et la tran­smission directe des con­nais­sances.
Le Seces appelle ainsi les ministères et responsables concernés à engager une action de fond, notamment à travers la création d’une task force chargée d’assainir et de renforcer le corps des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants. L’enjeu dépasse, selon le syndicat, la seule question des recrutements : il s’agit de préserver la capacité des universités publiques à assurer leurs missions.
D’autres dossiers restent également sur la table. Le Seces attend notamment du ministère de la Santé publi­que la publication de la liste des établissements de soins habilités à prendre en charge les fonctionnaires dans les régions. Sur le plan financier et administratif, le syndicat réclame enfin le règlement des heures complémentaires et vacations, de l’indemnité de recherche et d’investigation, ainsi que le reclassement dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Derrière ces revendications, le message est clair : sans enseignants en nombre suffisant, c’est toute la chaîne de l’enseignement supérieur et de la recherche qui risque de se retrouver sous tension.

Fahranarison

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