En ce mois d’août 2026, le classement Elo de la fédération internationale des échecs dessine une pyramide claire sur l’échiquier malgache. Au sommet trône, sans discussion possible, le maître international Fy Antenaina Rakotomaharo. Né en 1999, le numéro Un national affiche un Elo classique de 2426, consolidé par un solide 2413 en rapide et un 2284 en blitz.
Véritable locomotive de la discipline à Madagascar, Rakotomaharo impose son tempo : une technique solide, une vision stratégique qui lui permet de convertir les positions gagnantes et une endurance de marathonien sur les longues parties. Derrière lui, le fossé reste important, mais le deuxième de la hiérarchie, le jeune IM Milanto Harifidy Ralison (né en 2001), confirme sa place de dauphin avec 2325 en standard, 2336 en rapide et 2284 en blitz. Les deux hommes forment un duo de tête qui tire l’ensemble vers le haut et incarne la modernité de l’école malgache.
Le troisième échelon appartient au Fide Master Toavina Razanadrakotoarisoa, né en 2003. Avec 2179 en classique, 2063 en rapide et 2139 en blitz, ce jeune talent incarne la relève qui n’hésite plus à monter au filet. Suivent ensuite des joueurs expérimentés et des candidatures maîtres qui tiennent solidement le milieu de tableau. Alain Ranaivoharisoa, IM de la génération 1980, affiche encore 2159 en standard et 2088 en rapide, preuve que l’expérience et la connaissance des structures fermées pèsent toujours lourd. Heritiana Andrianiaina (CM, 2141 standard) et Faniry Rajaonarison (FM, 2110) maintiennent une pression constante, tandis que Dylan Rakotomaharavo (CM, 2108) et Girard Ramasindraibe (CM, 2092) prouvent que le niveau des deux cents points au-dessus de 2100 n’est plus un club fermé. Miora Andriamasoandro (CM, 2076) et Randy Haja Andriantsilav (2041) ferment ce top dix masculin.
Côté féminin, le classement d’août révèle une hiérarchie tout aussi structurée, dominée par deux Woman Fide Masters. Sabine Ravelomanana (née en 1988) reste la référence incontestée avec 1894 en standard, 1873 en rapide et 1865 en blitz. Juste derrière, Faratiana Raharimanana (WFM, 1807 standard) maintient la pression. Danielle Andrianirainy, avec 1784, représente l’expérience d’une génération qui a ouvert la voie. Mais le véritable signal fort vient de la jeunesse : Diary Vetsovetson’ Anjomara Ramorasata, née en 2013 et déjà créditée de 1781, et Aina Johanna Rajaonasy (née en 2015, 1776) montrent que le vivier est profond. Dimbiharentsoa Christiana Randriatsiferana (WCM, 1765), Irina Andriantsiferana (WCM, 1729), Aina Mahasambatra Tsinjoviniavo (WCM, 1726), Mihajasoa Fanoela Ralahatriniavo (1717) et Johanne Ramaniraka (1716) complètent un top dix où les titres WCM se multiplient et où les Elo grimpent régulièrement.
Naisa




