Cyril Ramaphosa: « L’avenir de Madagascar appartient aux Malgaches»

A l’Assemblée nationale d’Afrique du Sud, mardi, le président sud-africain et président en exercice de la Sadc, Cyril Ramaphosa, a réaffirmé le soutien de l’organisation régionale au processus politique engagé à Madagascar. Il estime que les Malgaches doivent conduire eux-mêmes le dialogue national et le processus de réconciliation et décider de l’avenir de leur pays.

«C’est aux citoyens malgaches de décider de l’avenir de leur pays », a déclaré Cyril Ramaphosa en répondant aux questions des députés sud-africains sur Madagas­car. Il a insisté sur la nécessité de laisser les Malgaches conduire eux-mêmes le dialogue national et le processus de réconciliation.
La Sadc soutient les démarches déjà engagées à Madagascar. Selon son président en exercice, les représentants de l’organisation régionale ont suivi l’évolution de la situation sur le terrain. Leur mission leur a notamment permis de re­cueillir des informations sur les différentes étapes du processus engagé dans le pays.

Soutien au processus
La Sadc prévoit deux principaux axes d’intervention. Elle compte d’abord recueillir des informations sur le terrain, afin de suivre l’évolution de la situation. Elle pourra ensuite mobiliser son Panel of Elders et ses missions spéciales pour apporter un appui à Mada­gas­car lors­que cela sera nécessaire.
Cyril Ramaphosa écarte toutefois toute volonté d’ingérence dans les affaires nationales. Il rappelle que les Malgaches doivent eux-mêmes définir les orientations et les résultats du dialogue national. La Sadc place ainsi la paix et la réconciliation au cœur de son accompagnement, dans le cadre d’un processus transparent et démocratique.
Le président Afrique du Sud rappelle également que Madagascar avait présenté à la Sadc, en décembre 2025, une feuille de route pour les différentes étapes du processus politique. Ce document prévoit notamment les démarches devant conduire à la concertation nationale et à la réconciliation. Madagas­car avance désormais dans la mise en œuvre de ce calendrier. Pour Cyril Rama­phosa, l’accompagnement de la Sadc doit contribuer à consolider la paix, la réconciliation et la stabilité dans le pays.

S.A

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