Et nous alors

« Quels sont les défis auxquels la Rwanda a dû faire face pour être si propre aujourd’hui ? ». C’est la question d’un journaliste au président rwandais, Paul Kagamé, lors d’une conférence de presse.
« C’est un choix… », a répondu l’homme fort de la Rwanda, avant de lancer une question percutante, « un pays a-t-il besoin d’aide étrangère pour rester propre, pour nettoyer nous-même notre maison et assainir notre environnement ? », qui pour certains, peut faire sourire, mais pour d’autres, devrait surtout faire réfléchir, notamment dans la Capitale de Madagascar, alors que c’est élémentaire.
Parce qu’ici, la propreté est un défi perdu d’avance. Dans les rues, les espaces publics, sur les marchés… sachets et bouteilles plastiques, des ordures ménagères transforment les paysages urbains, comme s’ils faisaient naturellement partie du décor.
Même l’organisation de la Journée mondiale des toilettes, nécessite encore l’appui de partenaires. Sans conteste, le soutien des partenaires est sollicité. Ils octroient des moyens financiers, apportent des compétences, permettant de réaliser des projets structurants.
Mais doit-on vraiment dépendre de l’extérieur pour que nos rues, nos marchés et notre environnement, soient propres ?
La propreté d’un pays ne dépend pas uniquement du nombre de camions-bennes, du budget des communes ou des financements disponibles. Elle dépend aussi d’une chose beaucoup plus difficile à financer : le comportement et le civisme.
Il ne s’agit bien évidemment pas de mettre en cause la responsabilité de l’Etat. Mais pour relever ce défi de propreté urbaine, il faut des infrastructures, une véritable politique d’assainissement, une collecte régulière des déchets. Et il faut des actes et des sanctions lorsque cela est nécessaire.

Rakoto

Partager sur: