Privilégier le dialogue sans facilitateur étranger, avec les leaders politiques, des hauts responsables de la société civile… et la réconciliation ethnique dans différentes régions de Madagascar, comme preuve de stabilité et d’unité, contribuant à accorder les différents points de vue concernant
l’avenir de Madagascar et aplanir les différends dans la paix et la compréhension mutuelle, c’est le cheval de bataille de Michaël Randrianirina, avant d’entrer dans les choses sérieuses, lors de la concertation nationale.
A vrai dire, en prélude à la concertation nationale, le régime de la Refondation veut montrer au monde qu’il y a des avancées majeures dans les préparatifs du processus déjà en cours, censé reposer sur un dialogue national inclusif avec la participation de toutes les parties prenantes, pour permettre à tous les acteurs politiques, sociaux et économiques de participer à la construction de l’avenir de Madagascar.
Force est de constater qu’à part l’Union africaine fidèle à ses convictions dans la résolution d’une crise politique touchant un pays membres, nombreuses instances internationales et plusieurs pays partenaires de Madagascar aussi bien en Afrique, Europe, Asie et en Amérique, reconnaissent et soutiennent même le régime en place, sans l’intention pour autant de s’immiscer dans les affaires internes de Madagascar.
Et le message fort du président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, également celui de la Sadc, en témoigne, contrairement à celui des autres institutions qui veulent avoir voix au chapitre dans la sortie de crise politique à Madagascar, comme c’était toujours le cas auparavant.
« Il appartient aux Malgaches de décider de l’avenir de leur pays et de conduire eux-mêmes le dialogue national et le processus de réconciliation nationale », a-t-il laissé entendre devant l’Assemblée nationale.
Rakoto




